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Climat

Enjeux liés au changement climatique (selon les recommandations de la TCFD)

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TotalEnergies soutient les objectifs de l’Accord de Paris qui appelle à réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, et qui vise à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de transformer les systèmes énergétiques mondiaux. Le double défi consistant à fournir plus d’énergie à tous avec moins d’émissions de CO2 concerne la société dans son ensemble, où les gouvernements, investisseurs, entreprises et consommateurs ont tous un rôle important à jouer.

Au cœur de l’enjeu climatique, Total qui propose à ses actionnaires en 2021 de devenir TotalEnergies se fixe comme ambition d’être un acteur majeur de la transition énergétique. La mission de TotalEnergies est ainsi de fournir une énergie plus disponible, plus abordable, plus propre et accessible au plus grand nombre. Dans ce contexte, l’ambition du Groupe est d’atteindre la neutralité carbone (zéro émission nette) d’ici à 2050, ensemble avec la société pour l’ensemble de ses activités.

Gouvernance

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Classification de la TCFD
Thématique Recommandations
Gouvernance
Décrire la gouvernance de l’organisation concernant les risques et opportunités relatifs au climat.
a) Décrire la supervision des risques et opportunités relatifs au climat par le Conseil d’administration.
b) Décrire le rôle du management dans l’évaluation et la gestion des risques et opportunités relatifs au climat.

 

Pour contribuer à apporter des réponses concrètes au défi du changement climatique, TotalEnergies s’appuie sur une organisation et une gouvernance structurées. En support des organes de gouvernance du Groupe, la direction Stratégie et Climat structure la démarche en matière de climat et accompagne les directions stratégiques et opérationnelles des secteurs d’activité du Groupe. La définition et le suivi d’indicateurs permettent de mesurer les progrès accomplis et d’adapter l’action du Groupe (les indicateurs sont détaillés à la section « Objectifs et indicateurs pour mesurer les risques et opportunités liés au changement climatique »).

Supervision par le Conseil d’administration

Le Conseil d’administration de TotalEnergies s’attache à promouvoir la création de valeur par l’entreprise à long terme en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de ses activités. Il détermine les orientations stratégiques du Groupe et examine régulièrement, en lien avec ces orientations stratégiques, les opportunités et les risques tels que les risques financiers, juridiques, opérationnels, sociaux et environnementaux ainsi que les mesures prises en conséquence. Il veille ainsi à ce que les enjeux climatiques soient pris en compte dans la stratégie du Groupe et dans les projets d’investissement qui lui sont soumis. Il examine les risques et opportunités liés au changement climatique lors de la revue des perspectives stratégiques des secteurs d’activité du Groupe qui a lieu chaque année. Il revoit les performances annuellement.

Lors de sa réunion du 4 mai 2020, le Conseil d’administration a approuvé la nouvelle ambition Climat du Groupe pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2050 ensemble avec la société et a déterminé les axes et les objectifs de réduction des émissions de GES du Groupe associés. Ces objectifs ont été complétés en septembre 2020 par l’annonce par TotalEnergies d’objectifs en valeur absolue de réduction des émissions Scope 3(1), avec un objectif de réduction de 30 % des émissions Scope 3 en Europe d’ici 2030 par rapport à 2015 et un engagement de réduire le niveau des émissions mondiales Scope 3 en valeur absolue d’ici 2030 par rapport à 2015, malgré la croissance de la demande en énergie de ses clients dans la décennie à venir.

Dans le cadre de ses travaux, le Conseil d’administration s’appuie sur son Comité Stratégie & RSE dont le règlement intérieur a été modifié en septembre 2017 puis en juillet 2018 pour élargir ses missions au champ de la RSE et à la prise en compte de l’enjeu Climat dans la stratégie du Groupe. À ce titre, le Comité Stratégie & RSE s’est réuni les 28 et 29 octobre 2020 pour examiner les enjeux climatiques actuels ainsi que leurs conséquences sur la stratégie de la Société. À cette occasion, le Conseil d’administration a engagé un dialogue avec Mme Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques (CCNUCC) entre 2010 et 2016 et co-fondatrice de l’organisation Global Optimism.

Par ailleurs, le Conseil d’administration a décidé en 2019 de faire évoluer les critères de détermination de la part variable de la rémunération du Président-directeur général notamment en intégrant un critère quantifiable relatif à l’évolution des émissions de GES (Scopes 1 & 2) sur les installations oil & gas opérées (se reporter au point 4.3.2 du chapitre 4 du Document d’enregistrement universel 2020). Ce critère complète ceux introduits dès 2016 pour mieux prendre en compte l’atteinte des objectifs de responsabilité sociétale d’entreprise (corporate social responsibility – CSR) et HSE du Groupe. La performance CSR est évaluée à travers la prise en compte du climat dans la stratégie du Groupe, la réputation du Groupe dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises ainsi que la politique de diversité dans toutes ses dimensions. La rémunération variable des cadres dirigeants du Groupe (environ 300 personnes à fin 2020) comprend un critère lié à la réalisation de l’objectif de réduction des émissions de GES (Scopes 1 & 2) et depuis 2020, les critères d’attribution des actions de performance attribuées à l’ensemble des salariés du Groupe incluent également cet objectif. Lors de sa réunion du 17 mars 2021, le Conseil d’administration a décidé d’introduire un nouveau critère d’attribution des actions de performance lié à l’évolution des émissions indirectes de gaz à effet de serre (GES) liées à l’utilisation par les clients des produits énergétiques vendus pour usage final (Scope 3) en Europe.

(1) Émissions indirectes de GES liées à l’utilisation par les clients des produits énergétiques vendus pour usage final (Scope 3).

Rôle du management

Le Président-directeur général de TotalEnergies, conformément aux orientations stratégiques long terme fixées par le Conseil d’administration, met en œuvre la stratégie du Groupe en veillant à ce que les enjeux du climat soient pris en compte. Il s’appuie notamment sur le directeur général Strategy-Innovation du Groupe, membre du Comité exécutif, à qui rapportent le directeur Stratégie & Climat et son directeur Climat. Le directeur Climat anime le Comité de pilotage Climat-énergie qui comprend principalement des représentants des directions Stratégie et HSE au sein des différents secteurs d’activité.

La mission de ce Comité est de structurer la démarche du Groupe en matière de climat et en particulier de :

  • proposer des objectifs de réduction des émissions de GES pour les activités opérées par le Groupe ;
  • proposer une stratégie qui permette de réduire l’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe ;
  • suivre les évolutions des marchés de CO2 existants ou en cours d’élaboration ;
  • impulser des initiatives notamment avec des partenaires industriels sur de nouvelles technologies pour permettre la réduction des émissions de CO2 (efficacité énergétique, captage et stockage du CO2, par exemple).

Stratégie

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Classification de la TCFD
Thématique Recommandations
Stratégie
Décrire les impacts existants et potentiels des risques et opportunités relatifs au climat sur les activités de l’organisation, sa stratégie et sa planification financière, dans la mesure où l’information est pertinente.
a) Décrire les risques et opportunités relatifs au climat que l’organisation a identifiés pour le court, moyen et long terme.
b) Décrire les impacts des risques et opportunités relatifs au climat sur les activités de l’organisation, sa stratégie et sa planification financière.
c) Décrire la résilience de la stratégie de l’organisation, en prenant en considération différents scénarios relatifs au climat, y compris un scénario à 2 °C ou moins.

 

Identification des risques et opportunités liés au changement climatique

Energies renouvelables

Les risques et opportunités associés aux enjeux du changement climatique sont analysés suivant différents horizons de temps : court terme (à deux ans), moyen terme (jusqu’en 2030) et long terme (au-delà de 2030).

L’identification et l’impact des risques associés au changement climatique font partie intégrante des processus globaux de gestion des risques de TotalEnergies. Ils recouvrent notamment les risques de transition incluant ceux liés aux évolutions réglementaires comme la mise en place de taxes carbone, ainsi que les risques physiques liés aux effets du changement climatique. L’impact de ces risques est analysé pour les actifs du Groupe et pour les projets d’investissement (se reporter au point 3.1.2 du chapitre 3 du Document d’Enregistrement universel 2020).

Pour atteindre la neutralité carbone, le mix énergétique devra évoluer et dans ce contexte, le changement climatique peut également présenter des opportunités pour TotalEnergies. Dans les prochaines décennies, la demande en électricité est appelée à croître plus vite que la demande globale en énergie(2) ; la contribution des renouvelables et du gaz pour la génération électrique est donc indispensable dans la lutte contre le changement climatique. L’électricité ne suffira pas à répondre à tous les besoins, notamment ceux liés au transport. Le gaz et les biocarburants durables seront des alternatives intéressantes et crédibles aux carburants classiques et le Groupe souhaite les développer. La maîtrise des émissions de méthane et la réduction des émissions Scopes 1 & 2 seront essentiels dans la production de gaz naturel ; celui-ci pourra, d’autre part, s’accompagner de l’incorporation d’une part croissante de biogaz et d’hydrogène.

Des opportunités existent également dans l’accompagnement des clients en matière d’efficacité énergétique, tendance accélérée avec le digital. TotalEnergies souhaite être innovant pour leur apporter de nouvelles offres de produits et de services qui permettront de les accompagner dans leurs choix énergétiques et dans leurs usages. Le Groupe a pour ambition de développer cette approche pour l’industrie, mais aussi pour la mobilité.

Par ailleurs, les écosystèmes, en particulier les forêts, stockent naturellement le carbone. De fait, leur préservation et la restauration de leur rôle de puits de carbone sont un enjeu crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique. TotalEnergies souhaite ainsi développer ses activités dans les puits naturels de carbone.

Enfin, un certain nombre de secteurs comme le ciment ou l’acier pourraient avoir des difficultés à réduire leurs émissions de GES. Ils auront donc besoin des technologies de captage, stockage et valorisation de CO2 (CCUS). Le Groupe entend ainsi accélérer le développement du CCUS.

(2) AIE, World Energy Outlook 2020

Impact des risques et opportunités liés au changement climatique

Le mix énergétique mondial doit évoluer pour que les objectifs de l’Accord de Paris puissent être atteints à terme. Dans ce contexte, TotalEnergies, en tant que compagnie multi-énergies, intègre cette évolution dans sa stratégie et s’est donné comme ambition d’atteindre la neutralité carbone (zéro émission nette) d’ici à 2050, depuis sa production jusqu’à l’utilisation des produits énergétiques vendus à ses clients (Scopes 1, 2, 3), ensemble avec la société.

TotalEnergies soutient activement les politiques favorables à la neutralité carbone, y compris la tarification du carbone, et mobilise ses ressources non seulement pour réaliser ses propres ambitions mais également pour soutenir les pays et ses clients à atteindre également la neutralité carbone. TotalEnergies s’engage avec ses clients pour permettre la décarbonation de la consommation énergétique en proposant un mix énergétique dont l’intensité carbone a vocation à diminuer progressivement.

Pour accompagner cette évolution et atteindre son ambition de neutralité carbone (zéro émission nette) en 2050 ou avant, pour l’ensemble de ses activités mondiales, TotalEnergies agit selon trois axes majeurs et s’engage sur des objectifs à horizon 2030 pour chacun d’eux :

  • Atteindre en 2050 ou avant la neutralité carbone (zéro émission nette) pour les activités opérées mondiales de TotalEnergies (Scopes 1 & 2) avec pour objectifs intermédiaires de réduire les émissions de GES (Scopes 1 & 2) de ses installations oil & gas opérées de 46 Mt CO2e en 2015 à moins de 40 Mt CO2e d'ici 2025 (15 % de réduction), puis à horizon 2030 de réduire d’au moins 40 % par rapport à 2015 les émissions nettes(3) (Scopes 1 & 2) pour ses activités oil & gas opérées ;
  • Atteindre la neutralité carbone (zéro émission nette) au niveau mondial pour les émissions indirectes de GES liées à l’utilisation par ses clients des produits énergétiques vendus pour usage final en 2050 ou avant (Scope 3). Cet axe suppose pour TotalEnergies de travailler activement avec ses clients car cela signifie qu'ils réduisent leurs émissions directes (Scopes 1 & 2) qui correspondent aux émissions indirectes Scope 3 de TotalEnergies et qu’ils visent également la neutralité carbone. À horizon 2030, TotalEnergies se fixe pour objectifs que l’intensité carbone moyenne des produits énergétiques utilisés par ses clients au niveau mondial soit réduite de plus de 20 % par rapport à 2015 et que le niveau des émissions mondiales Scope 3 liées à l’utilisation par ses clients des produits énergétiques vendus pour usage final en 2030 soit inférieur en valeur absolue à celui de 2015, malgré la croissance de sa production d’énergie dans la décennie à venir. Il est à ce jour le seul major à avoir pris un tel engagement ;
  • Atteindre la neutralité carbone (zéro émission nette) en Europe(4) depuis la production jusqu’à l’utilisation par ses clients des produits énergétiques vendus pour usage final, en 2050 ou avant (Scopes 1, 2, 3). Comme l’Europe représente aujourd’hui pour la Société de l’ordre de 60 % des émissions indirectes de gaz à effet de serre liées à l’utilisation par ses clients des produits énergétiques vendus pour usage final (Scope 3) et que l’Europe s’est fixé des objectifs ambitieux à horizon 2030 en route vers la neutralité carbone, TotalEnergies veut contribuer activement à cette ambition pour l’Europe et s’engage spécifiquement pour la neutralité carbone en Europe. Le Groupe s’est fixé un objectif intermédiaire de réduction d'au moins 30 % des émissions indirectes de gaz à effet de serre liées à l’utilisation par les clients des produits énergétiques vendus pour usage final Scope 3 en Europe à horizon 2030, en valeur absolue, par rapport à 2015, ce qui représente une étape majeure vers la neutralité carbone en 2050. Cet objectif de réduction de -30 % est étendu à l’ensemble des émissions Scopes 1, 2, 3 en Europe.

Pour structurer sa démarche, le Groupe s’appuie sur quatre leviers : agir sur les émissions, agir sur les produits, agir sur la demande des clients et développer les puits de carbone.

(3) Le calcul des émissions nettes prend en compte les puits naturels de carbone comme la forêt, l’agriculture régénérative et les zones humides.(4) L’Europe désigne l’Union Européenne, la Norvège, le Royaume-Uni, ainsi que la Suisse.
 

1) Agir sur les émissions

La réduction des émissions de GES issues des activités de TotalEnergies (Scopes 1 & 2) est la première étape vers la neutralité carbone (zéro émission nette). TotalEnergies s’est fixé un objectif intermédiaire de réduction des émissions de GES (Scopes 1 & 2) des installations oil & gas opérées de 46 Mt CO2e en 2015 à moins de 40 Mt CO2e d'ici 2025 (15 % de réduction). Pour 2030, l’objectif est de réduire d'au moins 40 % les émissions nettes(5) par rapport à 2015 (Scopes 1 & 2) pour ses activités oil & gas opérées. TotalEnergies vise à réduire ses émissions directes en améliorant l’efficacité énergétique, en éliminant le torchage de routine, en électrifiant ses procédés et en poursuivant ses efforts pour réduire les émissions de méthane provenant de la production de pétrole et de gaz. En 2019, une task-force regroupant les diverses compétences du Groupe a été mise en place afin d’accompagner les secteurs d’activité dans la réduction des émissions de GES. Plus de 500 initiatives pour agir sur ces émissions ont été identifiées en 2020.

L’amélioration de l’efficacité énergétique des installations est un élément essentiel de cette démarche. Début 2013, TotalEnergies s’est doté d’un indice d’efficacité énergétique GEEI (Group Energy Efficiency Index) afin d’évaluer la performance du Groupe dans ce domaine. Il consiste en une combinaison de ratios d’intensités énergétiques (consommation nette d’énergie primaire rapportée au niveau d’activité) par activité. L’objectif du Groupe est d’améliorer l’efficacité énergétique des installations opérées de 1 % par an dans un contexte d’exploitation toujours plus complexe. Entre 2010 et 2020, l’efficacité énergétique du Groupe a été améliorée de 10 %. Le secteur Raffinage-Chimie, qui représente 66 % de la consommation énergétique du Groupe, y dédie un programme d’investissements de 450 millions de dollars entre 2018 et 2025.

TotalEnergies a par ailleurs recours à des architectures et équipements adaptés et introduit des innovations technologiques. Par exemple, sur le site de Gonfreville-l’Orcher en France, TotalEnergies utilise sur ses fours de vapocraquage 170 capteurs sans fil pour optimiser leur fonctionnement et a installé 30 capteurs de température sur les bâtiments pour mesurer l’efficacité énergétique de la climatisation. Fin 2020, 50 % des sites opérés consommant plus de 50 000 tep/an(6) (environ 30 sites) ont mis en place un système de management de l’énergie auditable, en suivant par exemple la norme ISO 50001 sur le management de l’énergie(7).

Le Groupe s’est inscrit de longue date dans la réduction du brûlage de routine et conçoit ses nouveaux projets sans y recourir. TotalEnergies s’est engagé à éliminer totalement le brûlage de routine de ses installations opérées d’ici à 2030. Depuis 2010, le brûlage de routine a été diminué de plus de 90 %.

Afin de conserver l’avantage que le gaz procure en termes d’émission de GES par rapport au charbon pour la génération d’électricité, il est nécessaire de limiter strictement les émissions de méthane associées à la production et au transport du gaz. Le Groupe a réduit ses émissions de méthane d’environ 50 % depuis 2010. En 2020, dans le cadre de ses activités hydrocarbures Amont, les émissions de méthane sont de 0,15 % du gaz commercial produit pour les installations pétrolières et gazières opérées par le Groupe(8) et de moins de 0,1 % pour les installations gazières. L’objectif du Groupe est de maintenir ces intensités en dessous de 0,2 % et de 0,1 %.

TotalEnergies est membre depuis 2014 du Oil & Gas Methane Partnership (OGMP) du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, un partenariat entre gouvernements, industriels, l’organisation non gouvernementale Environmental Defense Fund et la Commission Européenne, sur l’amélioration des moyens de mesures et de contrôle des émissions de méthane. En 2020, TotalEnergies a signé une nouvelle phase de ce partenariat qui définit un cadre de reporting plus ambitieux étendu à l’ensemble de la chaîne de valeur gaz et au périmètre non-opéré. TotalEnergies s’est également associé à plusieurs initiatives via l’Oil & Gas Climate Initiative et a signé les Principes directeurs sur la réduction des émissions de méthane sur la chaîne de valeur du gaz(9).

(5) Le calcul des émissions nettes prend en compte les puits naturels de carbone, comme la forêt, l’agriculture régénérative et les zones humides.(6) Les centrales à cycle combiné au gaz naturel sont des installations de génération électrique dont la consommation de gaz est optimisée pour offrir un rendement maximal. Ces installations bénéficient d’une gestion de l’énergie efficace et ne nécessitent pas de mise en place d’un système spécifique de gestion de l’énergie.(7) La norme ISO 50001 accompagne la mise en oeuvre dans les entreprises d’un système de management de l’énergie qui permette un meilleur usage de l’énergie.(8) Voir méthodologie de calcul de l’intensité méthane de l’OGCI.(9) « Guiding Principles on Reducing Methane Emissions across the Natural Gas Value Chain ».
 

2) Agir sur les produits

Le Groupe entend réduire progressivement l’empreinte carbone moyenne de son mix de produits énergétiques et, pour cela, faire évoluer ce mix vers davantage de gaz et d’énergies renouvelables.

Gaz naturel, biogaz et hydrogène : alliés de la transition énergétique.

Pour répondre de manière responsable à la forte progression des besoins en électricité, TotalEnergies poursuit son développement dans le secteur du gaz, deux fois moins émissif en CO2 dans la génération électrique que le charbon(10). Le gaz constitue également un complément indispensable pour faire face à l’intermittence des renouvelables, mais aussi à la saisonnalité de la demande.

Le Groupe a poursuivi ses efforts de développement sur l’ensemble de la chaîne gazière, de la production au client final, en particulier dans le GNL. TotalEnergies a fait l’acquisition des actifs GNL d’Engie en 2018 et d’Anadarko au Mozambique en 2019 et a démarré d’importants projets GNL comme Ichthys en Australie (2018) et Cameron aux États-Unis (2019). Le Groupe a par ailleurs, procédé ou bénéficié du lancement de développements majeurs comme le projet Arctic LNG 2 (en Russie) en 2019 ou le projet d’exportation de GNL Energía Costa Azul (au Mexique) en 2020 (se reporter au point 2.3 du chapitre 2 du Document d’enregistrement universel 2020). TotalEnergies est n°2 mondial(11) sur le marché du GNL avec un volume vendu de plus de 38 Mt en 2020 et a pour ambition d’augmenter ses ventes à 50 Mt/an d’ici 2025.

En 2018, le Groupe a également signé un partenariat avec le groupe Adani, le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et des infrastructures gaz, en vue de contribuer au développement du marché du gaz naturel. Cet accord porte notamment sur le développement du terminal de regazéification de GLN de Dhamra situé dans l’est de l’Inde. Ce partenariat, qui a été étendu depuis 2019, illustre la volonté du Groupe d’accompagner les pays qui produisent l’essentiel de leur énergie électrique à partir du charbon dans la diversification de leur mix énergétique.

Le développement du gaz naturel devrait aller de pair avec une incorporation dans le réseau d’infrastructures existant d’une part croissante de gaz vert, comme du biogaz ou de l’hydrogène, afin de diminuer les émissions de la chaîne de valeur gaz. Pour accélérer le développement de ses activités, TotalEnergies a créé en 2020 une business unit Biogaz et une business unit Hydrogène. L’objectif du Groupe est de produire 4 à 6 TWh par an de biométhane d’ici à 2030 et de fournir 10 % de la consommation de ses centrales à gaz européennes d’ici 2030. TotalEnergies a annoncé en janvier 2021 l’acquisition de Fonroche Biogaz, le leader du marché français de la production de biogaz. Fonroche Biogaz conçoit, construit et exploite des unités de méthanisation en France et détient une capacité brute installée de production de biogaz de près de 500 GWh. TotalEnergies a par ailleurs signé en décembre 2020 un Memorandum of Understanding avec Clean Energy Fuels Corp visant à établir une joint venture (50 %/50 %) dotée de 100 millions de dollars pour développer des projets de production de gaz renouvelable aux États-Unis.

TotalEnergies a par ailleurs l’ambition de devenir un producteur et un distributeur d’hydrogène. En janvier 2021, le Groupe et Engie ont signé un accord de coopération pour concevoir, construire et exploiter le projet Masshylia, le plus grand site de production d’hydrogène renouvelable de France situé au cœur de la bioraffinerie de TotalEnergies de La Mède.

L’électrolyseur de 40 MW alimenté par des fermes solaires, devrait produire 5 tonnes d’hydrogène vert par jour répondant aux besoins du processus de production de biocarburants de la bioraffinerie de La Mède, et permettra d’éviter 15 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le Groupe poursuit le déploiement de stations hydrogène dans le cadre de la joint-venture H2 Mobility Germany avec 90 stations en 2020.

(10) Sources : Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services ; Life cycle assessment of greenhouse gaz emissions associated with natural gas and coal in different geographical contexts, octobre 2016, et « Review of Life Cycle Analysis of gas and coal saupply and power generation from GHG and Air Quality Perspective » Imperial College London, 2017.(11) Deuxième acteur privé. Source WoodMackenzie : Total LNG Corporate Report 2020 publié en novembre 2020

Électricité : construire un leader mondial

TotalEnergies poursuit son expansion de manière intégrée sur la chaîne de valeur de l’électricité depuis la génération électrique – sur bases renouvelables ou gaz – jusqu’à la vente au client final en passant par le stockage d’électricité. Depuis 2015, TotalEnergies alloue plus de 10 % de ses investissements aux renouvelables et à l’électricité(12) soit 1,5 milliards de dollars par an et prévoit d’augmenter cette part à plus de 20 % par an entre 2021 et 2025. Le Groupe a effectué en 2018 des acquisitions stratégiques comme celle de Direct Énergie et de sa filiale Quadran renommée respectivement TotalEnergies et Quadran, et renforce ainsi sa présence dans les énergies renouvelables (l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité et le biogaz). En 2020, TotalEnergies a fait l’acquisition des activités de commercialisation d’électricité de la société EDP en Espagne et a créé un joint-venture avec Adani Green Energy Limited (AGEL) en Inde, pour la distribution d’énergie solaire. En janvier 2021, TotalEnergies a annoncé une prise de participation à hauteur de 20 % dans AGEL et renforce ainsi l’alliance stratégique avec le groupe Adani sur le marché indien, mais aussi le positionnement du Groupe dans les renouvelables.

  • 0
    GW
    de capacités brutes de génération électrique d’origine renouvelable à horizon 2030
  • Le Groupe confirme son objectif d’investir pour disposer d’une capacité brute de génération électrique d’origine renouvelable de 35 GW en 2025 et poursuivra son développement pour devenir un acteur international majeur dans les énergies renouvelables avec une ambition d’avoir développé une capacité brute de 100 GW à horizon 2030. À fin 2020, la capacité brute installée de production d’électricité renouvelable s’élève à environ 7 GW, contre 3 GW fin 2019 et moins de 1 GW fin 2017.

Cette croissance est le résultat d’une accélération des projets en 2020, avec notamment plus de 5 GW de projets éoliens en France, au Royaume-Uni et en Corée du Sud, plus de 2 GW d’actifs solaires en opération en Inde, plus de 5 GW de projets solaires en Espagne et, enfin, une ferme solaire géante de 0,8 GW au Qatar. Par ailleurs, le Groupe vise une neutralité carbone (zéro émission nette) sur l’ensemble des achats d’électricité des installations opérées en Europe d’ici 2025. Les besoins en électricité de ces sites seront couverts par de l’électricité renouvelable produite par TotalEnergies.

Le Groupe a acquis en 2020 deux centrales à cycle combiné au gaz naturel en Espagne, d’une puissance cumulée de 0,85 GW et dispose actuellement d’une capacité de génération électrique à partir du gaz naturel de 3,6 GW. Se reporter au point 2.1 du chapitre 2 du Document d’enregistrement universel 2020 pour plus de détails sur ces acquisitions.

TotalEnergies vise une production nette d’électricité de 50 TWh à partir de gaz naturel et de renouvelables d’ici 2025. En tant que fournisseur d’électricité, le Groupe a servi en 2020 5,6 millions de clients et a pour ambition de distribuer 80 TWh d’électricité à plus de 9 millions de clients d’ici 2025

(12) Incluant le gaz pour la production d’électricité.

Économiser et décarboner les énergies liquides

Les progrès technologiques et la substitution des usages vers des énergies moins carbonées pourraient entraîner une stagnation, puis une baisse, de la demande de pétrole dans la décennie qui vient, comme l’illustrent le Scénario Développement Durable (SDS) de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) et le scénario Rupture de TotalEnergies. Le Groupe fait évoluer son mix en conséquence : la part des produits pétroliers dans les ventes est passée de 66 % en 2015 à 55 % en 2019 et pourrait représenter 35 % en 2030. À horizon 2050, cette part pourrait s’établir à 20 % avec un quart de biocarburants, contribuant ainsi à l’ambition de réduire l’intensité carbone des produits vendus par TotalEnergies de 60 %.

Pour satisfaire la demande en pétrole, des investissements importants devraient rester toutefois nécessaires dans les années à venir, compte tenu du déclin naturel des champs. Le Groupe se concentre sur les projets pétroliers les plus résilients, c’est-à-dire ayant les points morts les plus bas. Afin de s’assurer de la viabilité de ses projets et de sa stratégie long terme au regard des enjeux du changement climatique, le Groupe a intégré, dans les évaluations économiques de ses investissements soumises au Comité exécutif, un scénario de prix du pétrole et du gaz à long terme compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris, utilisant une trajectoire de prix qui converge vers le scénario SDS(13) de l’AIE et y incorpore, un prix long terme du CO2 de 40 $/t et une analyse de sensibilité à 100 $/t de CO2 à partir de 2030.

TotalEnergies réduit par ailleurs le contenu carbone moyen de son offre grâce aux biocarburants. Selon les normes européennes et sur l’ensemble de leur cycle de vie, ils réduisent d’au moins 50 % les émissions en CO2 équivalent par rapport à leurs équivalents fossiles(14). TotalEnergies, pionnier dans les biocarburants depuis plus de 20 ans, a l’ambition de devenir un acteur majeur de ce marché avec une croissance de ses ventes de plus de 10 % par an d’ici 2030. Pour réaliser cette ambition, TotalEnergies cherche à développer des synergies avec les actifs existants, comme en témoigne la raffinerie de la Mède qui a été transformée en bioraffinerie en 2019. Les huiles traitées à la Mède, dont la capacité annuelle de production d’huile végétale hydrotraitée (HVO) est de 0,5 Mt, sont certifiées durables(15) selon les critères exigés par l’Union Européenne. TotalEnergies a également mis en place une organisation spécifique qui complète cette certification : sélection d’un nombre limité de partenaires responsables, obligation d’adhérer à RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil(16)), signature par ces fournisseurs des Principes fondamentaux dans les achats du Groupe (se reporter à la section Sous-traitance et fournisseurs) et dispositif spécifique de contrôle renforcé de la durabilité et du respect des droits humains. En septembre 2020, le Groupe a annoncé le projet de transformation de sa raffinerie de Grandpuits en une plateforme zéro pétrole avec une usine de biocarburants dont la mise en service est prévue en 2024.

En 2020, TotalEnergies a incorporé 2,2 Mt de biocarburants durables(17) en Europe, pour un volume mondial distribué par le Groupe de 3 Mt.

Depuis plus de 10 ans, les équipes R&D de TotalEnergies développent des technologies permettant d’élargir la palette des ressources utilisables tout en veillant à préserver leur durabilité. Le consortium BioTFuel travaille par exemple à la valorisation de la lignocellulose (déchets végétaux).

(13) AIE, World Energy Outlook 2020.
(14) Directive Européenne RED, Renewable Energy Directive.
(15) La durabilité des huiles traitées par la bioraffinerie de La Mède est garantie par un certificat de durabilité de type ISCC (International Sustainability & Carbon Certification) reconnu par l’Union Européenne.
(16) Initiative internationale créée en 2004 dans l’objectif de promouvoir la production et l’utilisation d’huile de palme durable.
(17) Volume physique de biocarburants ramenés en équivalent éthanol et esters selon les règles définies dans la directive européenne RED, excluant les volumes vendus par le Trading à des tiers.

 

3) Agir sur la demande

TotalEnergies souhaite faire de la neutralité carbone (zéro émission nette) une ambition partagée avec ses clients. Afin de faire évoluer la demande, il entend orienter ses clients vers des énergies moins carbonées et réduire son offre pour les produits pour lesquels il existe des alternatives bas carbone compétitives. Ainsi, TotalEnergies s’engage à ne plus vendre de fioul lourd (fuel-oil) qui serait destiné à la génération électrique d’ici à 2025.

Dans le domaine de la mobilité électrique, le Groupe s’est engagé à proposer des solutions intégrées, depuis la fourniture d’énergie jusqu’à un service de recharge complet. TotalEnergies répond aussi bien aux besoins des particuliers (BtC) qu’à ceux des professionnels (BtB) et des pouvoirs publics (BtG). En septembre 2020, TotalEnergies et Groupe PSA (devenu Stellantis N.V.) ont annoncé la création d’un joint-venture, « Automotive Cells Company » (ACC), pour développer et produire des batteries de véhicules électriques haute performance.

TotalEnergies a acquis en 2018 G2Mobility, renommée TotalEnergies EV Charge, un des leaders français des solutions de recharge intelligente. En 2020, le Groupe a obtenu une concession de 20 000 points de charge dans la région métropolitaine d’Amsterdam, a acquis le premier réseau de recharge pour véhicules électriques de Londres avec plus de 1 600 points de charge installés, et exploitera pour une période de 10 ans le réseau public de 2 300 points de charge à Paris. TotalEnergies opère à fin 2020 plus de 18 000 points de charge en entreprise, en voirie et dans des établissements publics ou privés (parkings, hôtels, centres commerciaux, etc.). L’ambition du Groupe est d’opérer, à horizon 2025, 150 000 points de charge en Europe. TotalEnergies a également lancé une gamme de fluides pour les véhicules électriques et hybrides.

Le gaz naturel pour véhicules (GNV), distribué sous forme de gaz naturel comprimé (GNC) ou liquéfié (GNL), représente une voie complémentaire de l’électricité pour réduire les émissions de CO2 liées au transport, notamment grâce à l’incorporation de biogaz. En Europe, l’acquisition en 2017 de la société néerlandaise PitPoint a permis à TotalEnergies d’accélérer son déploiement, en particulier à destination des poids lourds et professionnels du transport. En Amérique du Nord, TotalEnergies a pris en 2018 une participation de 25 % dans Clean Energy Fuels Corp.(18), l’un des leaders de la distribution de gaz carburant pour poids lourds.

Dans le transport maritime, le Groupe a signé un contrat avec CMA-CGM, premier armateur à équiper ses porte-conteneurs transcontinentaux de moteurs fonctionnant au GNL. En novembre 2020, le premier soutage au GNL a été effectué, la plus importante opération d’avitaillement au monde en GNL comme carburant marin. Par ailleurs, en juin 2020, TotalEnergies a rejoint la Coalition Getting to Zero, afin de soutenir la décarbonation de l’industrie maritime. L’ambition de cette coalition est de contribuer à l’objectif fixé par l’Organisation Maritime Internationale au transport maritime de réduire d’au moins 50 % les GES à l’horizon 2050, par rapport au niveau de 2008.

Par ailleurs, le Groupe a également rejoint en 2020 la Coalition pour l’énergie de demain avec l’objectif d’accélérer le développement des énergies et des technologies qui permettent de relever les défis d’une mobilité durable au sein de l’industrie du transport et de la logistique.

À travers le programme TotalEnergies Écosolutions, le Groupe développe des produits et services innovants dont le bilan global sur le plan environnemental est meilleur que le standard du marché. À fin 2020, 86 produits, et solutions bénéficient du label TotalEnergies Écosolutions. Les émissions de CO2e évitées sur l’ensemble du cycle de vie par l’usage des produits et solutions TotalEnergies Écosolutions, par rapport à l’utilisation de l’offre de référence sur le marché considéré et pour un service rendu équivalent, sont évaluées annuellement à partir des volumes de ventes. 2,1 Mt CO2e ont ainsi été évitées en 2020.

(18) Société cotée au NASDAQ, participation de 24,84 % au 31 décembre 2020.
 

4) Développer des puits de carbone

La préservation et la restauration des puits naturels de carbone (forêts, zones humides, etc.) ainsi que le captage et stockage de CO2 (CCS) sont des éléments clés pour que la planète atteigne la neutralité carbone (zéro émission nette).

TotalEnergies développe une nouvelle activité fondée sur la préservation et la restauration de la capacité des écosystèmes dans leur rôle de puits de carbone. Cette activité est portée par une business unit créée en 2019 dédiée à des investissements dans les puits de carbone naturels, composée d’experts en environnement, en foresterie et en agronomie, avec un budget d’investissement de 100 millions de dollars par an à partir de 2020 et un objectif de capacité durable de séquestration d’au moins 5 Mt CO2 par an en 2030. Plusieurs projets d’agroforesterie en Australie, Amérique du Sud et en Afrique sont sur le point d’être lancés ou sont en cours de négociation avec ses partenaires. En zone géographique tropicale ou tempérée, ces projets incluent systématiquement les chaînes de valeur associées aux productions agricoles et forestières locales, en partage avec les populations locales, de manière à réduire à la source les causes de déforestation et de changement d’utilisation des sols.

Par ailleurs, le CCS sera essentiel pour de nombreuses industries, en particulier pour celles qui génèrent des émissions massives de CO2 de par la nature même de leurs activités (ciment, acier, raffinage, etc.). TotalEnergies mobilise d’importantes ressources dans ce domaine en y consacrant jusqu’à 10 % de son budget R&D. Plusieurs projets ont représenté des avancées significatives parmi lesquels le projet Northern Lights (Norvège) auquel le Groupe participe aux côtés d’Equinor et de Shell et dont la décision finale d’investissement a été prise en 2020. Ce projet, dont les investissements initiaux des partenaires s’élèvent à plus de 600 millions d’euros, devrait avoir une capacité globale de stockage jusqu’à 1,5 Mt CO2 par an.

TotalEnergies renforce également son programme R&D au travers de partenariats signés en 2019 avec le National Carbon Capture Center aux États-Unis et l’IFPEN en France. Le Groupe a également lancé une étude de développement pour un grand projet de pilote industriel à Dunkerque, un projet de production de méthanol à partir de CO2 et d’hydrogène en Allemagne avec la start-up Sunfire, ainsi qu’une étude de faisabilité d’un dispositif industriel de captage et de valorisation du CO2 issu de la cimenterie LafargeHolcim aux États-Unis(19) .

(19) Svante Inc., LafargeHolcim, Oxy Low Carbon Ventures LLC et TotalEnergies.

Les initiatives du secteur et le cadre international

TotalEnergies est engagé dans diverses initiatives internationales sur les principaux enjeux liés au climat. En effet, la lutte contre le changement climatique demande une coopération entre tous les acteurs, publics ou privés.

En matière de tarification du carbone, TotalEnergies a rejoint, en 2014, l’appel Paying for Carbon et le Caring for Climate du Pacte Mondial des Nations Unies qui invite les entreprises à considérer en interne un prix du CO2 et à soutenir publiquement l’importance d’un tel prix via des mécanismes de régulation adaptés aux contextes locaux. TotalEnergies prône en particulier l’émergence d’un accord international qui soit équilibré, progressif et n’induise pas de distorsion de concurrence entre industries ou régions du monde. Donner de la visibilité quant à la contrainte future sur les émissions de GES est important pour l’évolution du mix énergétique. De la sorte, TotalEnergies encourage la fixation de prix au niveau mondial pour chaque tonne de carbone émise, tout en veillant au traitement équitable des « secteurs exposés aux fuites de carbone » (tels que définis par l’UE). TotalEnergies travaille par ailleurs conjointement avec la Banque Mondiale au sein de la Carbon Pricing Leadership Coalition (CPLC). En juin 2017, TotalEnergies a rejoint, comme membre fondateur, le Climate Leadership Council, une initiative qui prône l’instauration d’un « Dividende Carbone », avec un mécanisme de redistribution à la population américaine.

En matière d’initiatives sectorielles, TotalEnergies a activement contribué en 2014 à lancer et développer l’Oil & Gas Climate Initiative (OGCI), un partenariat global au sein du secteur. Cette initiative regroupe, fin 2020, 12 grands acteurs nationaux et internationaux de l’énergie. Elle a pour but de développer des solutions pour un avenir bas carbone durable. Le fonds OGCI Climate Investments, lancé en 2017 et doté de plus d’un milliard de dollars sur 10 ans, finance des technologies limitant significativement les émissions. Quelques exemples d’investissements : un projet de captage et de séquestration de CO2 industriel à grande échelle (Net Zero Teesside Project) ; des services de détection et de mesure des émissions de méthane par satellite (GHGSat), par avion (Kairos Aerospace) ou par drone (SeekOps Inc.) ; et une technologie incorporant le CO2 comme matière première dans la fabrication des polyols, utilisés dans les polyuréthanes qui sont des matières plastiques aux multiples applications (Econic Technologies).

Le Groupe est également engagé dans d’autres initiatives internationales impliquant secteurs privés et publics (liste non exhaustive) :

  • pour l’arrêt du brûlage de routine des gaz associés à la production d’huile au sein de l’Initiative Zero Routine Flaring by 2030 de la Banque Mondiale ;
  • pour une transparence renforcée, en prenant en compte les recommandations du Conseil de stabilité financière du G20 sur le climat, et de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) ;
  • pour le développement de nouvelles entreprises de pointe en matière d’énergie, depuis 2017 au sein de la Breakthrough Energy Coalition (BEC), un groupement d’investisseurs créé par Bill Gates en 2015, et depuis 2016 au sein du fonds Breakthrough Energy Ventures, créé en 2016 par la BEC et doté d’un milliard de dollars.

La liste des associations professionnelles dont TotalEnergies est membre et la charte éthique de lobbying qui encadre cette participation sont publiées sur le site TotalEnergies.com. Le Groupe coopère avec ces associations sur des sujets le plus souvent techniques ou scientifiques, mais certaines sont parfois amenées à prendre des positions publiques sur le changement climatique. TotalEnergies évalue les principales associations professionnelles dont il est membre, afin de s’assurer de leur alignement avec les positions du Groupe sur le climat. Cet alignement est revu selon six points clés : la position scientifique, l’Accord de Paris, la tarification du carbone, le rôle du gaz naturel, le développement des énergies renouvelables et le développement du CCS. À l’issue des revues en 2019 et 2020, TotalEnergies a décidé de ne pas renouveler son adhésion à l’American Petroleum Institute, l’American Fuel & Petrochemical Manufacturers et à la Canadian Association of Petroleum Producers.

Enfin, TotalEnergies est un acteur actif dans le débat sur les enjeux du climat, notamment grâce à des partenariats de long terme noués avec des chaires universitaires telles que la haire Économie du climat de Paris-Dauphine, le programme de recherche sur le changement climatique du Massachusetts Institute of Technology (MIT)(20) ou la Toulouse School of Economics. TotalEnergies réalise également des formations ou des interventions au sein de plusieurs universités, participant ainsi au débat.

(20) The Joint Program on the Science and Policy of Global Change.

Résilience de la stratégie de l’organisation

Les réglementations visant à limiter progressivement l’utilisation des énergies fossiles pourraient, selon les seuils d’émissions de GES et les horizons de temps fixés, affecter négativement et significativement le développement des projets, tout comme la valeur économique de certains actifs du Groupe. Dans le cadre de la préparation annuelle de son plan long terme, TotalEnergies réalise des projections long-terme de demande énergétique (pétrole, gaz et électricité). Le Groupe a présenté en septembre 2020 la mise à jour de ces projections (TotalEnergies Energy Outlook). TotalEnergies réalise des tests de sensibilité pour évaluer la résistance de son portefeuille d’actifs à une augmentation du prix de la tonne de CO2. En 2020, ces tests montrent qu’un prix long terme du CO2 de 40$/t(21) appliqué partout dans le monde aurait un impact négatif estimé à 6 % de la valeur actualisée de l’ensemble des actifs (amont et aval) du Groupe. Par ailleurs, la durée moyenne des réserves prouvées et probables du Groupe est de 18 ans et la valeur actualisée des réserves prouvées et probables au-delà de 18 années est estimée à 15 % de la valeur actualisée des actifs amont du Groupe.

En cohérence avec l’ambition de neutralité carbone (zéro émission nette) en 2050, TotalEnergies a passé en revue ses actifs pétroliers pouvant être qualifiés de stranded assets, c’est-à-dire présentant des réserves de plus de 20 ans et des coûts de production élevés, dont la totalité des réserves pourraient donc ne pas être produites avant 2050. Les seuls projets concernés sont les projets oil sands de Fort Hills et Surmont. TotalEnergies a décidé de ne prendre en compte que les seules réserves prouvées pour les tests de dépréciation sur ces deux actifs – contrairement à la pratique générale qui intègre les réserves dites prouvées et probables. Par ailleurs, TotalEnergies a annoncé qu’il n’approuverait aucun nouveau projet d’augmentation de capacités sur ces actifs d’oil sands canadiens.

(21) 40$/t à compter de 2021, ou le prix en vigueur dans un pays donné s’il est supérieur à 40$/t.

Gestion des risques

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Classification de la TCFD
Thématique Recommandations
Gestion des risques
Décrire comment l’organisation identifie, évalue et gère les risques relatifs au climat.
a) Décrire les processus de l’organisation pour identifier et évaluer les risques relatifs au climat.
b) Décrire les processus de l’organisation pour gérer les risques relatifs au climat.
c) Décrire comment les processus pour identifier, évaluer et gérer les risques relatifs au climat sont intégrés dans le management des risques de l’organisation.

 

Processus d’identification et d’évaluation des risques associés au changement climatique

Gestion des risques

Les risques associés aux enjeux climatiques font partie des risques analysés par le Group Risk Management Committee. Ce dernier s’appuie sur les travaux de cartographie des risques. Par ailleurs, le Comité risques (CORISK) évalue préalablement à la présentation au COMEX des projets d’investissement, les risques et les enjeux climatiques associés.

Chaque projet d’investissement significatif, y compris dans l’exploration, l’acquisition ou le développement des ressources pétrolières et gazières, ainsi que dans d’autres énergies et technologies, fait l’objet d’une évaluation prenant en compte les objectifs de l’Accord de Paris, et est évalué sur les critères suivants :

  • L’économie du projet est analysée dans un scénario de prix des hydrocarbures compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris (Brent à 50$/b selon le scénario SDS de l’AIE et Henry Hub à 2,5 $/mmbtu), en considérant également un prix du CO2 de 40$/t(22). Une analyse de sensibilité est effectuée avec un prix du CO2 de 100$/t à partir de 2030.
  • Pour les projets pétroliers et gaziers, l’intensité des émissions de GES (Scopes 1 & 2) des projets sanctionnés est comparée, suivant leur nature, à l’intensité des émissions de GES moyenne des actifs de production amont ou à celle des diverses unités aval (usines GNL, raffinage, pétrochimie). L’objectif est que les nouveaux investissements contribuent à baisser l’intensité moyenne des émissions de GES (Scopes 1 & 2) de l’entreprise dans leur catégorie.
  • Pour les projets relatifs aux autres énergies et technologies (biocarburants, biogaz, CCS…), les réductions d’émissions de GES sont évaluées pour leur contribution à la baisse des émissions du Groupe.

En 2020, 8 investissements significatifs (Absheron – Azerbaidjan, Mero-3 – Bresil, Tilenga/EACOP – Ouganda, Grandpuits – France, Port Arthur condensate splitter – Etats-Unis, Energia Costa Azul – Mexique, Northern Lights – Norvège, Fonroche Biogaz – France) ont été évalués selon ces critères :

  • Les projets sanctionnés ont une rentabilité supérieure au seuil défini en interne, dans un scenario compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris, à l’exception du projet Northern Lights qui dans sa phase initiale nécessite un prix du carbone supérieur à 100$/t CO2 , sa rentabilité étant satisfaisante lors des phases d’expansion suivantes qui permettront de stocker des volumes plus importants pour des investissements marginaux faibles.
  • L’intensité des émissions de GES (Scopes 1 & 2) des projets pétroliers et gaziers amont et aval est inférieure à l’intensité moyenne de leur catégorie, certains projets Amont ayant une intensité d’émissions qui augmente avec le temps quand la production décline, ce qui nécessitera des mesures complémentaires de maîtrise des émissions.

(22) 40$/t à compter de 2021, ou le prix en vigueur dans un pays donné s’il est supérieur à 40$/t.

Processus de gestion des risques associés au changement climatique

Dans son processus décisionnel, les risques et les enjeux climatiques associés sont évalués préalablement à la présentation des projets au Comité exécutif. Si le niveau de risque le requiert, ils font l’objet de mesures d’atténuation. TotalEnergies, conformément à la charte Sécurité Santé Environnement Qualité, veille en particulier à maîtriser ses consommations énergétiques et développe des procédés visant à améliorer ses performances énergétiques et celles de ses clients.

Le Groupe évalue également la vulnérabilité de ses installations aux aléas climatiques, afin que leurs conséquences n’affectent ni l’intégrité des installations, ni la sécurité des personnes. De façon plus générale, les aléas naturels (aléas climatiques, mais aussi sismiques, tsunami, tenue des sols, etc.) sont pris en compte dans la conception des installations industrielles qui sont dimensionnées pour résister à des conditions normales et extrêmes. Le Groupe procède à l’évaluation des conséquences éventuelles du changement climatique sur ses projets. Les analyses incluent une revue par type d’aléa (niveau de la mer, tempêtes, température, permafrost, etc.) et prennent en compte la durée de vie des projets et leur capacité à s’adapter progressivement. Les études internes conduites n’ont pas identifié d’installations qui ne résistent pas aux conséquences du changement climatique connues à ce jour.

Intégration des risques climatiques dans la gestion globale des risques

Les risques associés aux enjeux climatiques sont intégrés aux processus globaux de gestion des risques de TotalEnergies.

Le Comité d’audit participe à la revue annuelle des résultats du reporting climatique et environnemental. Ces résultats sont par ailleurs audités par un organisme tiers indépendant.

Objectifs et indicateurs pour mesurer les risques et opportunités liés au changement climatique

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Classification de la TCFD
Thématique Recommandations
Indicateurs & objectifs
Décrire les indicateurs et objectifs utilisés pour évaluer et gérer les risques et opportunités relatifs au climat, dans la mesure où l’information est pertinente.
a) Décrire les indicateurs utilisés par l’organisation pour évaluer les risques et opportunités relatifs au climat, en liaison avec sa stratégie et son processus de management des risques.
b) Publier les émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 1, Scope 2, et, si c’est pertinent, de Scope 3, et les risques correspondants.
c) Décrire les objectifs utilisés par l’organisation pour gérer les risques et opportunités relatifs au climat, et sa performance par rapport aux objectifs.

 

Afin de soutenir son ambition de neutralité carbone (zéro émission nette) au niveau mondial (Scopes 1, 2, 3), TotalEnergies s’est fixé des objectifs et a mis en place un ensemble d’indicateurs pour piloter sa performance.

 

Il convient de noter que la baisse des émissions de GES du Groupe (Scopes 1, 2, 3) en 2020 est en partie liée à l’impact de la pandémie COVID-19 sur les activités de TotalEnergies, d’où l’évaluation mentionnée de la baisse hors effet COVID-19.

Indicateurs  liés au  changement climatique(a)

Émissions de GES Unité 2020 2019 2018 2015
Scope 1 opéré
Émissions de GES directes des sites opérés
MtCO2eq 36
(38*)
41 40 42
   dont Europe: UE 27 + Norvège + Royaume-Uni + Suisse MtCO2eq 21
(22*)
24 24 22
Décomposition par secteur
   Activités hydrocarbures Amont(I) MtCO2eq 16 18 18 19
   Integrated Gas, Renewables & Power, excluant les activités gaz de l'amont MtCO2eq 3 3 2 -
   Raffinage-Chimie(II) MtCO2eq 17 20 21 22
   Marketing & Services(III) MtCO2eq < 1 < 1 < 1 < 1
Décomposition par type de gaz :
   CO2 MtCO2eq 34 39 38 39
   CH4 MtCO2eq 2 2 2 2
   N2O MtCO2eq < 1 < 1 < 1 < 1
Scope 2 opéré(IV)
Emissions indirectes liées à la consommation d'énergie des sites opérés
MtCO2eq 3
(3*)
4 4 4
   dont Europe: UE 27 + Norvège + Royaume-Uni + Suisse MtCO2eq 2
(2*)
2 2 2
Scopes 1 & 2 des installations oil & gas opérées(I) + (II) + (III) + (IV) MtCO2eq 35,8
(39*)
41,5 42 46
Scope 1 en part patrimoniale
Emissions de GES directes en part patrimoniale
MtCO2eq 52 55 54 50
Scope 3(b)
Emissions indirectes de GES liées à l'utilisation par les clients des produits vendus pour usage final
MtCO2eq 350
(400*)
410 400 410
   dont Europe: UE 27 + Norvège + Royaume-Uni + Suisse MtCO2eq 190
(215*)
232 231 256
Emissions de méthane Unité 2020 2019 2018 2015
Emissions de méthane des activités opérées du Groupe kt CH4 64 68 79 94
Intensité des émissions de méthane des installations pétrolières et gazières opérées des activités hydrocarbures Amont % 0,15 0,16 0,19 0,23
Intensité des émissions de méthane des installations gazières opérées des activités hydrocarbures Amont % < 0,1 < 0,1 < 0,1 < 0,1
Indicateurs d'intensité carbone Unité 2020 2019 2018 2015
Intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe (71 g CO2e/MJ en 2015) base 100 en 2015 90
(92*)
94 95 100(c)
Intensité des émissions de GES (Scopes 1 & 2) des installations opérées des activités hydrocarbures Amont kg CO2e/bep 18 19 20 21
Autres indicateurs Unité 2020 2019 2018 2015
Consommation nette d’énergie primaire (périmètre opéré) TWh 147 160 143(d) 153
Indicateur Groupe d'efficacité énergétique (GEEI) base 100 en 2010 90,2(e) 88,0 88,4 90,8
Gaz brûlé à la torche (activités hydrocarbures Amont, périmètre opéré, inclus brûlage de sécurité, de routine et de non-routine) Mm3/j 4,2 5,7 6,5 7,2
   Dont brûlage de routine Mm3/j 0,6 0,9 1,1 2,3(f)

* Evaluation des indicateurs hors effet COVID-19 (a) Se reporter à la section "Périmètres et méthodologie de reporting".(b) Le Groupe suit généralement les méthodologies sectorielles pour l’industrie pétrolière publiées par l’IPIECA, et qui sont conformes aux méthodologies du GHG Protocol. Dans ce tableau, seul le poste 11 du scope 3 (utilisation des produits vendus), qui est le plus significatif, est rapporté. Les émissions de ce poste sont calculées à partir des ventes de produits finis dont l’étape suivante est l’usage final, c’est-à-dire leur combustion pour obtenir de l’énergie. À ces ventes est appliqué un facteur d’émissions stœchiométrique (oxydation des molécules en dioxyde de carbone) pour obtenir une quantité d’émission.(c) Indicateur élaboré en 2018 qui prend pour année de référence 2015.(d) Hors consommation d’énergie primaire des centrales thermique à gaz de Direct Énergie.(e) La variation de cet indicateur entre 2019 et 2020 s’explique par la moindre utilisation des raffineries.(f) Volumes estimés selon les données historiques.

 

 

Ces données, ainsi que les risques associés, sont également rapportées annuellement au CDP(23) (voir réponse de TotalEnergies au questionnaire du CDP Climate Change). Pour son reporting 2020 portant sur la période 2019, le Groupe a obtenu la note A-.

(23) Le CDP est un organisme à but non lucratif qui propose un reporting environnemental pour les investisseurs, les entreprises, les villes, les États et les régions.

Indicateur d’intensité carbone des produits énergétiques utilisés par les clients

TotalEnergies souhaite appréhender dans sa globalité la question des émissions des produits énergétiques utilisés par les clients du Groupe et rapporte l’ensemble des émissions associées à ces produits sous la forme d’une intensité carbone.

Cet indicateur mesure les émissions moyennes de GES de ces produits, sur l’ensemble de leur cycle de vie, depuis leur production jusqu’à leur utilisation finale par les clients du Groupe par unité d’énergie. Cet indicateur prend en compte :

  • au numérateur :
    • les émissions liées à la production et à la transformation des produits énergétiques utilisés par les clients sur la base des taux moyens d’émissions du Groupe ;
    • les émissions liées à l’utilisation des produits énergétiques par les clients. Aux ventes sont appliqués des facteurs d’émission stœchiométriques(24) par produit pour obtenir une quantité d’émission. Les produits à usage non combustibles (bitumes, lubrifiants, plastiques, etc.) ne sont pas pris en compte ;
    • les émissions négatives stockées grâce au CCS et aux puits de carbone naturels.
  • au dénominateur : la quantité d’énergie vendue, sachant que l’électricité est ramenée à un pied d’égalité sur une base fossile en prenant en compte des taux de charge et d’efficacité moyens.

(24) Les facteurs d’émission utilisés proviennent d’une note technique du CDP : Guidance methodology for estimation of scope 3 category 11 emissions for oil and gas companies.

Table de correspondance TCFD

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&nbsp;&nbsp;
&nbsp;&nbsp;
ODD16

En juin 2017, la TCFD(25) du Conseil de stabilité financière du G20 a publié ses recommandations finales en matière d’informations relatives au climat à communiquer par les entreprises. Ces recommandations comprennent des précisions additionnelles pour certains secteurs comme celui de l’énergie. TotalEnergies a publiquement apporté son soutien à la TCFD et à ses recommandations et les met en œuvre depuis son rapport annuel 2017.

TotalEnergies a poursuivi le dialogue en participant au TCFD Oil & Gas Preparer Forum, qui a publié, en juillet 2018, des bonnes pratiques en matière de divulgation des informations relatives au climat et de la mise en œuvre des recommandations de la TCFD par les quatre sociétés membres du forum(26).

En 2019, TotalEnergies a également participé à la première Task Force mise en place par le Reporting Lab de l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) sur les Climate-related disclosures, dont l’objectif est l’identification des meilleures pratiques en la matière. Cette Task Force a publié le résultat de ses travaux en février 2020.

(25) Task force on Climate-related Financial Disclosures.
(26) Eni, Equinor, Shell et TotalEnergies, avec le soutien du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development).

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