Skip to content

Environnement

Enjeux environnementaux

png vide 1x50px
  
  
  
  
  

TotalEnergies place l’environnement au cœur de son ambition d’entreprise responsable. Compte tenu de leur spécificité, les activités du Groupe induisent des risques pour l’environnement pour lesquels TotalEnergies développe une politique de gestion structurée.

Dans ce contexte, le Groupe a identifié ses principaux risques environnementaux :
 
  • les risques accidentels de pollution ;
  • les risques environnementaux susceptibles de résulter de rejets liquides, gazeux ou solides ou d’une utilisation non durable des ressources naturelles ;
  • les risques d’atteinte à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations notamment localisés dans des environnements naturels sensibles ;
  • les risques environnementaux associés à la production de déchets ultimes.

L’identification des risques et enjeux en matière d’environnement résulte d’un processus dynamique qui s’appuie sur le savoir-faire du Groupe et le retour d’expérience traduit dans le cadre de référence HSE dénommé One MAESTRO (Management and Expectations Standards Toward Robust Operations). Pour faire face à ses risques, TotalEnergies s’appuie sur sa direction HSE intégrée dans le pôle People & Social Responsibility dont la directrice générale siège au Comité exécutif.

Politique générale et objectifs environnementaux

png vide 1x50px
  
  
  
  
  

Conformément à sa charte Sécurité Santé Environnement et Qualité, TotalEnergies considère le respect de l’environnement comme une de ses priorités. Chacun, à tout niveau, dans l’exercice de ses fonctions, doit faire preuve de la plus grande exigence dans la protection de l’environnement. TotalEnergies veille à maîtriser ses consommations énergétiques, ses émissions dans les milieux naturels (eau, air, sol), ses productions de déchets ultimes, son utilisation de ressources naturelles et ses impacts sur la biodiversité. TotalEnergies adopte, dans ce domaine, une attitude constructive de transparence et de dialogue vis-à-vis des parties prenantes et des tiers.

Dans cette optique, la direction HSE traite de manière intégrée les enjeux environnementaux, de sécurité, de santé et les enjeux sociétaux liés aux opérations du Groupe. Elle coordonne le déploiement de la charte Sécurité Santé Environnement et Qualité du Groupe à travers la définition et le suivi de la mise en œuvre du cadre de référence interne One MAESTRO. Ce cadre de référence et les audits associés sont décrits à la section « Santé et sécurité des personnes ». La direction HSE et les services HSE au sein des entités du Groupe veillent au respect des réglementations locales applicables, des exigences internes du cadre de référence One MAESTRO et des engagements complémentaires du Groupe. Des instances de pilotage Groupe animées par la direction HSE sont chargées de :

  • suivre les performances environnementales de TotalEnergies, qui sont revues annuellement au Comité HSE et au Comité d’audit du Groupe et font l’objet d’objectifs d’amélioration fixés sur des périodes pluriannuelles ;
  • traiter, en collaboration avec les secteurs d’activité, les différentes thématiques concernant l’environnement dont ils ont la charge ;
  • promouvoir les normes internes à faire appliquer par les entités opérationnelles du Groupe.

À titre d’exigence générale, le référentiel One MAESTRO requiert que les systèmes de gestion de l’environnement des sites opérés du Groupe importants pour l’environnement(1) soient certifiés au standard ISO14001 dans les deux ans qui suivent leur démarrage ou leur acquisition : 97% de ces 79 sites sont en conformité en 2020. Les sites non conformes sont le site de Lapa au Brésil qui devrait être certifié en 2021 et le site de Kaombo norte en Angola dont l’audit de certification a été repoussé à 2021 en raison de la pandémie COVID 19. Au-delà de cette exigence, à fin 2020, ce sont au total 266 sites opérés par le Groupe qui sont certifiés au standard ISO14001. En 2020, 12 sites ont été nouvellement certifiés ISO14001. Les exigences internes prévoient également que tout projet présenté au Comité risques du Groupe voit ses risques et impacts potentiels, notamment environnementaux, évalués et revus préalablement à la décision finale d’investissement.

Le référentiel One MAESTRO comprend également des exigences spécifiques couvrant les différents risques environnementaux du Groupe (se reporter au point « Prévenir les risques accidentels de pollution).

(1) Les sites des filiales en production du secteur Exploration-Production, les sites de production supérieure à 250 000 tonnes par an des secteurs Raffinage-Chimie et Marketing & Services ainsi que les centrales électriques à gaz du secteur Integrated Gas, Renewables & Power.
 

Environmental targets

(a) Pour les objectifs en matière de Climat, se reporter à la section « Climat »
 

Par ailleurs, TotalEnergies met en œuvre l’ambition biodiversité selon les 4 axes présentés plus bas.

TotalEnergies veille à faire partager à l’ensemble de son personnel ses exigences en matière de respect de l’environnement. Des formations sont réalisées afin que le personnel soit doté des compétences requises (se reporter à la section « Santé et sécurité des personnes »).

TotalEnergies sensibilise également ses collaborateurs par le biais de campagnes de communication interne (revues internes, intranet, affichage, etc.).

Prévenir les risques accidentels de pollution

png vide 1x50px
  
  
  
  
  
  
Forage

Pour prévenir les risques accidentels et notamment les déversements pouvant atteindre l’environnement, TotalEnergies met en œuvre des politiques adaptées de maîtrise des risques. La section « Santé et sécurité des personnes » décrit les mesures de maîtrise couvrant tant la conception, la construction des installations ou leurs éventuelles modifications, que la conduite des opérations. Il décrit également les mesures de maîtrise de l’intégrité de l’installation au cours du temps.

Pour ses transports maritimes et fluviaux d’hydrocarbures, TotalEnergies n’affrète que des navires et des barges aux meilleurs standards internationaux. Une politique interne au Groupe fixe le processus et les critères de sélection des navires et des barges, appelés vetting. Ces critères s’appuient notamment sur les réglementations, les bonnes pratiques et les recommandations de l’OCIMF(2), ainsi qu’en Europe sur le système European Barge Inspection Scheme – EBIS. Le vetting des navires-citernes et barges est mis en œuvre par une entité unique et centralisée du Groupe. L’âge moyen de la flotte affrétée à temps par la direction des Transports maritimes de TotalEnergies est d’environ sept ans.

Les terminaux maritimes opérés du Groupe ont achevé la consolidation de leurs caractéristiques physiques dans la base de données mondiales du Marine Terminal Information System (MTIS) de l’OCIMF, facilitant ainsi l’évaluation de la compatibilité des navires avec les postes d’escale. Par ailleurs, TotalEnergies encourage l’ensemble de ses terminaux opérés à utiliser le Marine Terminal Management and Self Assessment (MTMSA), référentiel préconisé par l’industrie auprès des opérateurs de terminaux, afin d’améliorer en continu la sécurité de leurs opérations. Une formation sur le contrôle des conditions de sécurité de l’interface navire-terre (SSSCL – Ship Shore Safety Check List) et des opérations de transfert de cargaison fait l’objet d’une exigence du cadre de référence One MAESTRO depuis octobre 2020. À fin 2020, 90% des terminaux opérés disposaient d’opérateurs ayant déjà suivi cette formation.

(2) OCIMF (Oil Companies International Marine Forum) : Association de l’industrie regroupant les principales compagnies pétrolières mondiales. Cet organisme gère notamment le Ship Inspection Report (SIRE), programme qui abrite et donne accès aux rapports d’inspection des navires-citernes et des barges fluviales (Barge inspection Questionnaire – BIQ).
 

Préparation à la lutte antipollution

Pour faire face à un déversement accidentel majeur, TotalEnergies a structuré un dispositif global de gestion de crise décrit à la section « Santé et sécurité des personnes ». Ce dispositif est complété, pour les sites opérés par le Groupe concernés par un risque de déversements accidentels atteignant les eaux de surface, par des exigences du référentiel One MAESTRO. Celles-ci imposent de revoir et de tester régulièrement leurs plans de lutte antipollution dans le cadre d’exercices. Ces plans sont propres à chaque site, adaptés à leur organisation, leurs activités et leur environnement tout en restant en phase avec les recommandations du Groupe. Les sociétés du Groupe peuvent s’appuyer sur des moyens humains et matériels internes (Fast Oil Spill Team, FOST) et bénéficier de conventions d’assistance avec les principaux organismes tiers spécialisés dans la gestion des déversements d’hydrocarbures.

Pour les activités d’Exploration-Production d’hydrocarbures, des équipements de fermeture de puits en fond de mer (subsea capping) et de captage de fuite (subsea containment), mobilisables par voie aérienne, sont stratégiquement positionnés depuis 2014 en différents points du monde (Afrique du Sud, Brésil, Norvège, Singapour). Ils permettent d’avoir accès à des solutions plus rapidement en cas d’éruption de pétrole ou de gaz lors de forages sous-marins. À partir de ces localisations, ces équipements peuvent ainsi bénéficier aux opérations de TotalEnergies partout dans le monde. Ces dispositifs sont issus des travaux d’un groupement de neuf compagnies pétrolières dont TotalEnergies fait partie et sont gérés par l’organisme coopératif de lutte contre la pollution marine aux hydrocarbures, Oil Spill Response Ltd (OSRL). De plus, depuis 2018, un dispositif destiné à faciliter les opérations de capping par faible profondeur d’eau, l’Offset Installation Equipment (OIE), est positionné à Trieste (Italie). Géré par OSRL, il peut être transporté par avion ou bateau en tout point du globe en cas de besoin.

En complément, TotalEnergies a conçu et développé son propre système de capping (Subsea Emergency Response System) pour stopper le plus rapidement possible une éruption potentielle survenant en cours de forage ou en cours de production. Depuis 2015, des équipements sont positionnés en Angola et en République du Congo, couvrant ainsi toute la région du golfe de Guinée.

Préparation à la lutte antipollution 2020 2019 2018
Nombre de sites dont l'analyse de risques a identifié au moins un
risque de pollution accidentelle importante d'une eau de surface(a)
119 128 126
Proportion de ces sites disposant d'un plan antipollution
opérationnel
100% 100% 99%
Proportion de ces sites qui ont réalisé un exercice de lutte antipollution ou dont l'exercice n'a pas pu avoir lieu à la suite d'une décision des autorités 88% 85%(b) 86%

(a) La variation du nombre de sites est due aux effets de périmètre.
(b) La valeur à été révisée par rapport à 2019 afin de ne comptabiliser que les empêchements faisant suite à une decision des autorités.

Déversements accidentels d’hydrocarbures

TotalEnergies suit, conformément aux usages de la profession, les déversements accidentels d’hydrocarbures liquides dont le volume unitaire est supérieur à un baril. Ceux qui dépassent un seuil de gravité prédéterminé font l’objet d’une revue mensuelle et une information statistique annuelle est transmise au Comité Performance Groupe. Tout déversement est suivi d’une action de réparation visant un retour aussi rapide que possible de l’environnement à un état acceptable.

Déversements accidentels d'hydrocarbures liquides ayant atteint l'environnement et dont le volume est supérieur à un baril, hors actes de sabotage 2020 2019 2018
Nombre de déversements 50 57 74
Volume total des déversements (en milliers de m3) 1,0 1,2 0,3

 

Concernant la rupture du pipeline d’Île-de-France (PLIF) à Autouillet en 2019, les opérations de réhabilitation se sont achevées en 2020. Les sols ont été reconstitués avec des terres minérales et végétales régionales compatibles d’un point de vue agronomique, puis ensemencés avec des graines sélectionnées afin de restructurer les sols et éviter l’implantation d’espèces invasives en attendant de pouvoir reprendre les cultures après une période de repos d’un ou deux ans. Les ruisseaux ont retrouvé, au printemps 2020, une végétation de bord de berge équivalente à celle présente avant l’incident. Les différents milieux font l’objet d’une surveillance environnementale régulière afin de contrôler la qualité biologique et chimique dans le temps.

Limiter l’empreinte environnementale des sites du groupe

png vide 1x50px
  
  
  
  
  
  

TotalEnergies mène une politique d’évitement, de réduction, de maîtrise et de mesure de l’empreinte de ses activités sur l’environnement. Dans ce cadre, les rejets de substances sont identifiés et quantifiés par milieu de rejet (eau, air, sols) de façon à mettre en œuvre des mesures adaptées pour mieux les maîtriser.

Eau, air

Les activités du Groupe génèrent des rejets tels que les rejets des fumées des installations de combustion, les émissions dans l’atmosphère des différents procédés de transformation, ou encore les rejets d’eaux résiduaires. Au-delà du respect des réglementations applicables, TotalEnergies a mis en place des règles et guides sur lesquels les filiales du Groupe s’appuient pour limiter les quantités rejetées. TotalEnergies s’est doté plus particulièrement d’objectifs de réduction des émissions de dioxyde de soufre (SO2) et s’est engagé à limiter ses rejets d’hydrocarbures dans l’eau. Après analyse, les sites exposés peuvent s’équiper de systèmes de réduction qui incluent des mesures organisationnelles (utilisation de modèles prédictifs pour la maîtrise des pics d’émission de dioxyde de soufre (SO2) en fonction des données météorologiques, amélioration de la conduite des procédés de combustion, etc.) et des mesures techniques (stations de traitement des eaux résiduaires, utilisation de brûleurs de bas-NOX, dépoussiéreurs électrostatiques, etc.). À ce jour, toutes les raffineries contrôlées par le Groupe sont pourvues de ce type de dispositifs.

Pour les nouvelles installations développées par le Groupe, les règles internes prévoient que des études d’impact doivent être réalisées et si nécessaire des actions menées pour limiter les effets de ces rejets.

En 2010, les émissions de SO2 étaient de 99 kt. TotalEnergies s’est doté d’un objectif pour 2020 de ne pas dépasser 49,5 kt, atteint depuis 2017.

Rejets chroniques atmosphériques 2020 2019 2018
Emissions de SO2  (en kt) 34 39 48
Emissions de NOx  (en kt) 64 72 66
Emissions de COVnm(a)  (en kt) 69 83 81

(a) Composés organiques volatils non méthaniques.

Les émissions de SO2 susceptibles de causer des pluies acides sont contrôlées et réduites régulièrement. La baisse des émissions en 2020 s’explique par une diminution d’activité sur les unités de raffinage liée aux arrêts et à la pandémie COVID-19.

Les émissions de NOX concernent essentiellement les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures. Elles sont majoritairement localisées offshore loin des côtes et leur impact sur la qualité de l’air est donc considéré comme limité.
 

Qualité des eaux rejetées 2020 2019 2018
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux offshore
(en mg/l)
12,8 13,0 14,1
% de sites conformes à l'objectif de qualité
des rejets offshore (30 mg/l)
100%(a) 100%(a) 100%(a)
Teneur en hydrocarbures des rejets aqueux onshore
(en mg/l)
1,9 1,7 1,8
% de sites conformes à l'objectif de qualité
des rejets onshore (15 mg/l)
100% 100% 100%

(a) Site d’Alwyn et Gryphon (Royaume-Uni) exclus, leurs rejets ayant lieu uniquement lors de la maintenance de l’unité de réinjection et étant encadrés par une déclaration spécifique.

Sol

Les risques de contamination des sols liés aux activités de TotalEnergies proviennent essentiellement des déversements accidentels et des stockages de déchets. En matière de prévention et de maîtrise de ces pollutions, TotalEnergies a élaboré un guide sur lequel les filiales peuvent s’appuyer.

L’approche qui y est recommandée repose sur quatre piliers :

  • la prévention des fuites grâce à la mise en œuvre, autant que possible, de standards au niveau des meilleures pratiques de l’industrie, tant en ingénierie qu’en opération et dans les transports ;
  • des opérations d’entretien à une fréquence adaptée afin de minimiser les risques de fuite ;
  • une surveillance globale du milieu pour identifier une pollution éventuelle des sols et des eaux souterraines ;
  • la maîtrise des pollutions résultant d’activités passées via des opérations visant à les confiner et à les réduire ou les éliminer.

Par ailleurs, une règle Groupe fixe les exigences minimales suivantes :

  • le recensement systématique pour chaque site des enjeux environnementaux et sanitaires liés à d’éventuelles contaminations des sols et des eaux souterraines ;
  • l’évaluation des contaminations des sols et des eaux souterraines avec la prise en compte de différents facteurs (étendue de la pollution à l’intérieur ou hors des limites du site, nature et concentrations des polluants, présence d’un vecteur susceptible de permettre la migration de la pollution, usages du terrain et des eaux souterraines à l’intérieur et aux abords du site) ;
  • la gestion des enjeux sanitaires ou environnementaux identifiés en fonction de l’usage du site.

Enfin, les installations opérées du Groupe qui ne sont plus en service (usines chimiques, stations-service, bourbiers ou lagunes résultant des activités d’extraction d’hydrocarbures, friches d’unités arrêtées de raffineries, etc.) marquent le paysage et peuvent, malgré toutes les précautions mises en œuvre, avoir été sources de pollutions chroniques ou accidentelles. Au-delà de la gestion appropriée des déchets liés à la déconstruction et à la mise en sécurité des sites, TotalEnergies s’est doté d’une politique d’évaluation et de gestion des risques occasionnés par les pollutions des sols et des eaux souterraines. Pour les sites en fin d’activité, les modes de gestion des pollutions sont déterminés en tenant compte des obligations réglementaires, avec pour objectif de conserver le contrôle de l’usage des sites en privilégiant les possibilités de redéveloppement d’activités du Groupe (solaire, reboisement, etc.) et de préserver la biodiversité (axe 3 de l’ambition biodiversité présentée dans la section « Maîtriser les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations »). Les opérations de réhabilitation des sites sont mises en œuvre par des entités spécialisées créées par le Groupe. À fin 2020, 141 sites industriels ayant cessé leurs activités (hors stations-service) étaient en cours de réhabilitation.

Les provisions pour protection de l’environnement et restitution des sites passées par le Groupe sont détaillées dans la note 12 de l’annexe aux comptes consolidés (se reporter au point 8.7 du chapitre 8 du Document d'enregistrement universel 2020)

Utilisation durable des ressources

Eau douce

En raison de leur nature, les activités du Groupe, principalement celles du Raffinage-Chimie et dans une moindre mesure celles des secteurs Exploration-Production et Integrated Gas, Renewables & Power, sont susceptibles d’avoir des impacts sur la ressource en eau et d’en être dépendantes, en particulier lorsque l’activité concernée est située dans un environnement hydriquement sensible.

Conscient de ces enjeux, TotalEnergies suit les principes d’action suivants en matière de gestion des risques sur la ressource en eau :

  • une identification des sites sensibles prioritaires par un suivi des prélèvements en eau, puis une évaluation des risques ;
  • selon les besoins, une amélioration de la gestion de la ressource en eau via une adaptation du système de gestion environnementale des sites concernés.

Afin d’identifier ses implantations concernées par un risque de stress hydrique, TotalEnergies procède au recensement des prélèvements et des rejets d’eau sur tous ses sites opérés significatifs pour cet indicateur et les évalue selon les indices de stress hydrique du WRI(3). Aqueduct actuel et futur. En 2020, les sites du Groupe ont prélevé 105 millions de m3 d’eau douce, pour une consommation nette de 75 millions de m3. La moitié de ce volume a été prélevée en zone de stress hydrique élevé ou extrêmement élevé selon la définition du WRI, c’est-à-dire dans des zones où la demande anthropique en eau est supérieure à 40% de la ressource disponible. Il s’agit essentiellement de zones urbaines fortement peuplées, par exemple les zones urbaines en Europe du Nord. Selon la définition du CDP Water, ces prélèvements représentent 9,6% de l’ensemble des prélèvements d’eau du Groupe (eau saumâtre et eau de mer incluses). Pour les sites prioritaires définis comme étant ceux situés en zone de stress hydrique et prélevant plus de 500 000 m3 d’eau par an, TotalEnergies met en oeuvre une évaluation des risques pour la ressource en eau structurée notamment grâce au déploiement de l’outil Local Water Tool (LWT) for Oil & Gas de la Global Environmental Management Initiative (GEMI). Cet outil permet également d’orienter les actions de réduction des risques et d’optimiser l’utilisation de la ressource en eau des sites quand c’est nécessaire.

La mise en œuvre de cette évaluation des risques permet d’établir que les activités des sites opérés du Groupe exposent relativement peu les autres usagers de l’eau à un risque de pénurie d’eau. Le risque concerne principalement les sites de TotalEnergies dont l’approvisionnement en eau pourrait être interrompu pour maintenir l’accès à l’eau des usagers prioritaires.

En 2020, TotalEnergies a répondu au questionnaire du CDP Water sur la période 2019 et a obtenu, pour la troisième année consécutive, la note A-. Le principal indicateur de ce reporting est le prélèvement d’eau douce.

Indicateur relatif à l'eau 2020 2019 2018
Prélèvements d'eau douce, hors eaux de refroidissement (en millions de m3) 105 115 116
Consommation d'eau douce (en millions de m3)(a) 75 _ _

(a) indicateurs publiés en 2020 sans historique de données.

La baisse du volume de prélèvement d’eau douce est liée en grande partie à une baisse d’activité en lien avec la pandémie COVID-19.

(3) World Resources Institute.
 

Sol

TotalEnergies utilise les surfaces de sols dont il a besoin pour mener en sécurité ses opérations industrielles.

Dans le monde entier, des exigences de durabilité sont respectées par les biocarburants incorporés par le Groupe en application des réglementations en vigueur. TotalEnergies commercialise et produit des biocarburants pour partie issus de matières premières agricoles. Tous les biocarburants incorporés par le Groupe en Europe sont certifiés durables type ISCC EU selon un système de bilan massique exigé par l’Union Européenne. Cette certification impose des critères de durabilité et de traçabilité des huiles (bilan carbone, non-déforestation, bonne utilisation des terres, respect des droits humains). Ces critères s’appliquent à toute la chaîne de production et de distribution des biocarburants durables et ont été renforcés en 2019 dans le cadre de la révision de la Directive sur les énergies renouvelables dans les transports. L’Union Européenne plafonne notamment l’utilisation des matières premières agricoles dans les biocarburants pour limiter les changements d’affectation des sols.

En juillet 2019, TotalEnergies a démarré la bioraffinerie de La Mède (France), qui a vocation à produire des biocarburants à partir de 75% d’huiles végétales (colza, palme, etc.) et de 25% déchets et résidus. Pour son approvisionnement en huile de palme, TotalEnergies sélectionne un nombre limité de fournisseurs et complète la certification avec un dispositif spécifique de contrôle renforcé de la durabilité et du respect des droits humains. En septembre 2020, TotalEnergies a annoncé le projet de transformation de sa raffinerie de Grandpuits en une plateforme zéro pétrole avec une usine de biocarburants qui sera alimentée majoritairement par des déchets et résidus (graisses animales et huiles de cuisson usagées), complétés par des huiles végétales à l’exception de l’huile de palme.

Maitriser les atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes dans les projets et les opérations

png vide 1x50px
  
  
  

La richesse de la biodiversité de notre planète est menacée. La prise en compte de la biodiversité par TotalEnergies ne date pas d’aujourd’hui, mais la dégradation actuelle de notre environnement est une réalité qui appelle à un changement collectif et individuel de grande ampleur. Pour cette raison, TotalEnergies renforce aujourd’hui son ambition et ses engagements en la matière, contribuant ainsi à l’ambition du Groupe d’être la compagnie des énergies responsables.

Patrick Pouyanné Président-directeur général de TotalEnergies.
Total et biodiversité

Conscient de la nécessité de protéger la nature dont l’humanité dépend, TotalEnergies s’assure de la prise en compte de la biodiversité dans toutes ses activités, avec pour élément fondateur sa charte Sécurité Santé Environnement et Qualité. En 2016, le Groupe s’est engagé à contribuer à la réussite des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les Nations unies dont ceux en lien avec la biodiversité. En 2018, TotalEnergies a été signataire de l’initiative Act4Nature promue par l’Association Française des Entreprises pour l’Environnement devenu Act4Nature international.

En 2020, TotalEnergies s’est doté d’une nouvelle Ambition biodiversité à l’occasion de la préparation du Plan mondial de la Biodiversité des Nations unies qui a pour objectif de préserver la biodiversité mondiale et met à jour ses engagements publics pour la biodiversité

Cette ambition est basée sur quatre axes :

  1. les zones d’exclusion volontaire,
  2. la gestion de la biodiversité dans les projets,
  3. la gestion de la biodiversité sur les sites existants et les cessations,
  4. la promotion de la biodiversité.

Cette nouvelle ambition a fait l’objet d’une intégration dans le référentiel One MAESTRO du Groupe.Le déploiement de l’ambition est en cours. Un plan de communication interne et externe a été conçu et a été déployé auprès des différents secteurs et de la R&D du Groupe. Une série de webinaires ouverts à l’ensemble des personnels HSE du Groupe a été menée afin de les sensibiliser à la nouvelle Ambition. Plusieurs réunions spécifiques pour présenter l’ambition aux partenaires externes du Groupe ont été menées et ont permis de recueillir leurs points de vue et leurs recommandations.

Un état des lieux des actions déjà réalisées en lien avec les quatre axes de la nouvelle Ambition biodiversité est présenté ci-après.

Ambition biodiversité

 

Dans les faits :

  • Aucune activité d’exploration ou d’exploration de pétrole ou de gaz dans les zones du patrimoine mondial naturel de l’UNESCO.
  • Le Groupe publie la liste de ses licences en zone arctique. En 2020, le Groupe n’a conduit aucune activité d’exploration de champs pétroliers en zone de banquise arctique.

 

Dans les faits :

Un plan d’action biodiversité est mis en place sur tous les projets et sites de production opérés situés dans les zones protégées les plus sensibles correspondant aux catégories UICN I à IV et Ramsar, dont certains à objectif de Gain Net. En 2020, 6 projets sont concernés, dont 2 projets alignés aux normes de performance de la Société Financière Internationale (Banque Mondiale). Ainsi,

  • Le PAB du terminal pétrolier existant de Djeno (République du Congo), situé en zone Ramsar, a été développé en 2015 et poursuit son déploiement.
  • Le PAB du site de production pétrolier terrestre existant de Tempa Rossa (Italie), dont la concession chevauche partiellement une zone UICN II, a été développé en 2019 poursuit son déploiement.
  • Le PAB à Gain Net du projet Tilenga (production d’huile, Ouganda), en partie situé en zone UICN II, est achevé à 100% pour sa phase de conception et sa mise en œuvre démarrera après la décision finale d’investissement ; Certaines mesures ont déjà été mises en œuvre proactivement.
  • Le PAB à Gain Net du projet de pipeline EACOP (Transport d’huile, Tanzanie), traversant sur une zone UICN III, est en cours d’achèvement pour sa phase de conception et sa mise en œuvre démarrera après la décision finale d’investissement qui est associée à celle du projet Tilenga. Certaines mesures ont déjà été mises en œuvre proactivement, par exemple les actions liées à la protection des chimpanzés. Ce PAB a un objectif de Gain Net car il est aligné sur les normes de performance de la Société Financière Internationale (Banque Mondiale).
  • La préparation du PAB du site éolien terrestre existant Eole La Perrière (île de la Réunion, France) vient de démarrer, dans le cadre du redéveloppement du site.
  • La préparation du PAB du site solaire terrestre existant Helio La Perrière (île de la Réunion, France) vient de démarrer dans le cadre du redéveloppement du site

 

Dans les faits :

La planification du programme de cet axe est cours, notamment concernant la préparation des 14 diagnostics biodiversité prévus en 2022 avec des diagnostics pilotes réalisés en 2021.

Concernant la création de zones riches en biodiversité (habitats pour espèces rares, sanctuaires de biodiversité, etc.) comme option de remise en état des sites ayant cessé leur activité, une première réalisation a été menée sur les berges de la Garonne avec la création d’un habitat pour reptiles. Environ une dizaine d’autres sites ont été identifiés et feront l’objet du même type de démarche.
 

 

Dans les faits :

TotalEnergies Foundation soutient l’initiative d’intérêt général « Blue Natural Capital Financing Facility (BNCFF) » de l’IUCN. Le BNCFF a pour objectif d’améliorer des projets de conservation du littoral afin de dégager des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.

En vue de poursuivre le partage de ses données et outils biodiversité avec la communauté scientifique, le Groupe a rejoint la plateforme internationale Global Biodiversity Information Facility (GBIF). Les premières données chargées concernent les projets du Groupe en Angola et en Guyane Maritime. Les données publiées par TotalEnergies ont fait l’objet de plus de 400 téléchargements, soit un total de 84 000 données unitaires consultées, et à mi-2020 ces données sont déjà citées dans 3 publications scientifiques. TotalEnergies est la première major à rejoindre le GBIF.

Par ailleurs, l’Université d’Oxford au Royaume-Uni (Long Term Ecology Laboratory), TotalEnergies et Equinor ont initié en 2018 un programme de collaboration ayant pour objectif de développer un outil de cartographie à large maille des sensibilités de la biodiversité marine. L’outil(4) est désormais finalisé et disponible en ligne pour les Industriels, le secteur public et les ONG.

Enfin, le Groupe mène plusieurs programmes de R&D en matière de biodiversité. Parmi eux, figurent le développement, avec l’UNEP WCMC(5), d’une méthodologie d’indicateurs d’empreinte biodiversité consolidable au niveau du Groupe, le développement d’un catalogue opérationnel pour les solutions fondées sur la nature, des travaux sur la cartographie des zones vulnérables au changement climatique et des opportunités que les sites du Groupe offrent en termes de corridors écologiques.

(4) LEFT Marine (Local Ecological Footprint Tool).
(5) World Conservation and Monitoring Center du programme environnement des Nations Unies.

Promouvoir l’économie circulaire

png vide 1x50px
  
  

 

Concernant le gaspillage alimentaire comme la précarité alimentaire, les activités de TotalEnergies sont très peu orientées vers la distribution alimentaire et ainsi peu exposées à ces problématiques.

Prévention et gestion des déchets

Plus spécifiquement sur les déchets, une règle Groupe fixe les exigences minimales en matière de gestion des déchets ce qui permet de limiter les risques potentiels associés à une mauvaise maîtrise de leur devenir. Elle s’articule autour de quatre étapes fondamentales : l’identification des déchets (technique et réglementaire) ; leur stockage (protection des sols et gestion des rejets) ; leur traçabilité depuis la production jusqu’à l’élimination (bordereaux, registres, déclarations) ; et leur traitement, avec la connaissance technique et réglementaire des filières, sous la responsabilité du site.

Les sociétés du Groupe veillent à maîtriser le traitement des déchets de tous les sites opérés, à tous les stades de leurs activités. Cette démarche s’articule autour de quatre principes, déclinés par priorité décroissante :

  • réduire les déchets à la source en concevant des produits et des procédés générant le moins de déchets possible, mais également en minimisant la quantité de déchets produits par les activités du Groupe ;
  • réutiliser les produits pour un usage similaire afin d’éviter qu’ils deviennent des déchets ;
  • recycler les déchets résiduels ;
  • valoriser, autant que possible, les produits non recyclés.

En 2020, les sites en activité opérés par les filiales du Groupe ont généré 501 kt de déchets, dont 198 kt de déchets dangereux. L’objectif de TotalEnergies est de valoriser plus de 50% des déchets de ces sites. Cet objectif a été atteint en 2020 :

Bilan déchet du groupe(a) 2020 2019 2018
Déchets non dangereux (en kt) 303 375 379
Déchets non dangereux valorisés(b) (en kt) 190 240 219
Déchets dangereux (en kt) 198 288 194
Déchets dangereux valorisés(b) (en kt) 107 190 110
Filières de traitement des déchets(a) 2020 2019(d) 2018
Valorisation(b) 59% 65% 57%(c)
Enfouissement 12% 15% 18%
Autres (incinération sans valorisation, biotraitements sans valorisation, etc.) 29% 20% 25%

(a) Hors cuttings de forage, hors sites ayant cessé leur activité et en cours de remédiation.
(b) La valorisation comprend le recyclage, la valorisation matière et la valorisation énergétique.
(c) Le taux de valorisation pour l'année 2018 exclut les terres excavées dans le cadre du projet de cracker d'éthane de Port Arthur. Il s'agit de déchets exceptionnels non dangereux, associés à la construction d'une installation nouvelle, qui ont été utilisés comme terre de couverture d'une installation de stockage de déchets. Se reporter à la section « Périmètre et méthodologie de reporting ».
(d) Les tonnages de déchets de 10 sites d’Hutchinson ont été estimés en 2019 sur la base de leur reporting 2018. Les déchets de ces 10 sites représentaient en 2018 environ 1% du tonnage total de déchets du Groupe.

La baisse du taux de valorisation en 2020 est principalement due à la baisse d’activité du secteur Raffinage-Chimie liée à la pandémie COVID-19 et à la fin des travaux de réhabilitation des sols au niveau du pipeline d’Île-de-France.

Depuis 2015, le secteur Raffinage-Chimie s’est engagé dans le programme Operation CleanSweep® sur l’ensemble de ses sites de production de plastiques dans le monde. Operation CleanSweep® est un programme international conçu pour éviter la perte de granulés plastiques lors de leur manipulation par les différents acteurs de la filière plastique et leur dissémination dans l’environnement aquatique (zero pellet loss). Depuis 2015, ce programme est déployé sur l’ensemble des sites polymères du Raffinage-Chimie.

Par ailleurs, TotalEnergies est membre fondateur de l’Alliance to End Plastic Waste, créée en 2019, qui regroupe 80 entreprises de la chaîne de valeur des plastiques et des biens de consommation. L’Alliance a pour objectif de financer, à hauteur de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, le développement de solutions de réduction et de traitement (réutilisation, recyclage et récupération) des plastiques usagés dans l’environnement, en particulier dans les océans. À ce jour, dix-sept partenariats ont déjà été établis.

 

Développer des polymères à base de matières plastiques recyclées

  • 0
    %
    de polymères produits à partir de matières recyclées d’ici 2030
  • TotalEnergies est fortement engagé dans le recyclage des plastiques et a pour ambition de produire 30% de ses polymères à partir de matières premières recyclées d’ici 2030. Pour y parvenir, le Groupe a lancé plusieurs projets ou partenariats, et plus particulièrement en 2020 :

  • en mai 2020, TotalEnergies a signé un accord avec PureCycle Technologies en vue de développer un partenariat stratégique dans le recyclage des plastiques. Dans le cadre de cet accord, TotalEnergies s’engage à acheter une partie de la production de la future usine de PureCycle Technologies aux États-Unis et à évaluer l’opportunité de développer ensemble une nouvelle usine en Europe ;
  • en septembre 2020, TotalEnergies a décidé de transformer sa raffinerie de Grandpuits en une plateforme zéro pétrole. À l’horizon 2024, grâce à un investissement de plus de 500 millions d’euros, il est prévu que la plateforme s’articule autour de nouvelles activités industrielles dont la production de bioplastiques et le recyclage de plastiques. L’usine de bioplastiques sera construite par Total Corbion PLA, joint-venture détenu à parts égales entre TotalEnergies et Corbion. Elle constituera la première usine européenne de PLA, un bioplastique recyclé et biodégradable à 100%. L’usine de recyclage des plastiques sera construite avec Plastic Energy détenue à 60% par TotalEnergies et à 40% par Plastic Energy. Il s’agira de la première usine de recyclage chimique en France. Basée sur une technologie de recyclage innovante, cette unité pourra transformer des déchets plastiques par un procédé de pyrolyse consistant à fondre les plastiques pour obtenir un liquide, le « Tacoil ». Le « Tacoil » servira de matière première à la fabrication de polymères présentant des qualités identiques à celles des polymères vierges. Ils seront notamment compatibles avec l’usage alimentaire, un critère particulièrement recherché pour les acteurs de l’emballage agroalimentaire. D’une capacité de traitement de 15 000 tonnes par an de déchets plastiques, sa mise en service est prévue en 2023 et contribuera à atteindre l’objectif 2030 que s’est fixé TotalEnergies.

Par ailleurs, pour améliorer les propriétés et donc l’usage des plastiques recyclés, TotalEnergies travaille déjà sur tous les types de recyclage des matières plastiques :

  • dans le domaine du recyclage mécanique, TotalEnergies a acquis en 2019 la société Synova, leader français de la production de polypropylène recyclé de haute performance destiné au secteur automobile. En parallèle, TotalEnergies a annoncé sa décision de doubler la capacité de production de Synova qui devrait se situer autour de 40 000 tonnes de polypropylène recyclées par an en 2021 ;
  • en décembre 2019, TotalEnergies s’est associé avec Citeo, éco-organisme en charge des emballages, Recycling Technologies, fournisseur de technologie de recyclage de plastique, Nestlé et Mars, leaders mondiaux de l’agroalimentaire, pour développer une filière industrielle innovante de recyclage chimique en France. Ce consortium unique étudie la faisabilité technique et économique de recycler des déchets plastiques complexes, tels que les emballages de petite taille, souples ou composés de multiples couches et répondant aux contraintes de l’alimentaire. Ces produits, aujourd’hui considérés comme non recyclables, finissent ainsi en incinération ou en décharge ;
  • TotalEnergies fabrique des composés circulaires, contenant au moins 50% de matériaux recyclés et offrant les mêmes propriétés que les polymères vierges. D’ores et déjà, plus de 15 grades de compounds polyéthylène, polypropylène et polystyrène intégrant jusqu’à 50% de matières recyclées sont commercialisés.

Enfin, le Groupe travaille à la diversification de ses sources d’approvisionnement notamment biosourcées. TotalEnergies est l’un des leaders mondiaux des bioplastiques. L’entreprise Total Corbion PLA possède en Thaïlande une usine d’une capacité de 75 000 tonnes par an de PLA dont le démarrage opérationnel a eu lieu en 2019.

Études d’impact environnemental et sociétal

Le développement d’un nouveau projet industriel nécessite des études d’état initial et des études d’impact environnemental et sociétal qui évaluent et analysent les impacts réels et potentiels, positifs, négatifs, directs, indirects et cumulés, à court, moyen et long terme du projet.

Ces études font, en général, partie d’un processus public impliquant la consultation des parties prenantes.

Les projets notables du Groupe sont listés ci-dessous par pays (ordre alphabétique) :

Etats-Unis

  • Les études d’impact environnemental du projet South Platte sont disponibles sur le site du BSEE (Bureau of Safety and Environmental Enforcement) sous la référence (G36155)

Guyane

Liban

  • Etude d’impact environnemental et social du Bloc 4 (juillet 2019)

Mozambique

Myanmar

  • Etude environnementale initiale de sismique 3D sur le Bloc YWB (octobre 2017)

Namibie

Ouganda

  • Etude d’impact environnemental et social du projet Tilenga (février 2019)
  • Etude d’impact environnemental et social du projet EACOP (janvier 2019)

Sao Tome

  • Etude d’impact environnemental et social du bloc 1 (en Portugais) (août 2019)

Tanzanie

  • Etude d’impact environnemental et social du projet EACOP (août 2019)
odd