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Santé et sécurité des personnes

Enjeux liés à la santé et la sécurité des personnes

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TotalEnergies place la sécurité au cœur de son ambition d’entreprise responsable. C’est autour de cette valeur fondamentale du Groupe et dans le respect des normes les plus strictes, également en matière de santé, que sont structurés les dispositifs opérationnels et les indicateurs de pilotage des activités.

Compte tenu de leur spécificité, les activités du Groupe induisent des risques en matière de santé et de sécurité, pour les collaborateurs du Groupe, le personnel des entreprises extérieures et les riverains de ses sites industriels. Par ailleurs, certains produits commercialisés par TotalEnergies sont susceptibles de présenter des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs.

Dans ce contexte, le Groupe a identifié ses principaux risques en matière de santé et de sécurité :
  • le risque d’accident industriel majeur ;
  • le risque d’accident au poste de travail ;
  • le risque d’accident de transport ;
  • le risque d’atteinte à la santé au travail ;
  • le risque d’atteinte à la santé et à la sécurité des consommateurs.

L’identification des risques et enjeux en matière de santé et de sécurité des personnes résulte d’un processus dynamique qui s’appuie sur le savoir-faire du Groupe et le retour d’expérience intégrés dans le cadre de référence HSE dénommé One MAESTRO (Management and Expectations Standards Toward Robust Operations).

Pour répondre à ces enjeux, TotalEnergies s’appuie sur sa direction HSE intégrée dans le pôle People & Social Responsibility, dont la directrice générale siège au Comité exécutif.

 

En adéquation avec les différents métiers du Groupe, la direction HSE coordonne la promotion et le déploiement des politiques du Groupe en accompagnement des directions HSE des filiales du Groupe afin de leur permettre de prévenir ou limiter les risques. Le suivi des indicateurs vise à adapter en permanence l’action du Groupe en matière de protection de la santé et de la sécurité des personnes.

TotalEnergies  s’appuie sur sa charte Sécurité Santé Environnement Qualité pour la conduite de ses opérations. Elle constitue le socle commun des référentiels de management du Groupe et précise les principes fondamentaux applicables en matière de sécurité, de sûreté, de santé, d’environnement, de qualité et d’engagement sociétal. Les directives et règles du Groupe définissent les exigences minimales attendues. Des spécifications générales, guides et manuels servent à la mise en pratique de ces directives et règles. Les filiales du Groupe mettent en œuvre ces exigences au travers de leurs propres systèmes de management, lesquels prennent en compte les particularités et exigences réglementaires locales. Le référentiel du Groupe est accessible à l’ensemble des collaborateurs.

Le cadre de référence HSE commun à l’ensemble des secteurs d’activité est déployé depuis 2018 afin de donner une plus grande cohérence d’ensemble à l’action du Groupe, tout en respectant les spécificités des secteurs d’activité. Ce cadre de référence, dénommé One MAESTRO s’applique aux filiales du Groupe ainsi qu’à leurs sites opérés tels que définis à la section « Périmètres et méthodologie de reporting » (périmètre One MAESTRO). Il est structuré autour de 10 principes essentiels :

  1. leadership et engagement du management,
  2. respect des lois, règlements et exigences du Groupe,
  3. management des risques,
  4. responsabilité opérationnelle,
  5. entreprises extérieures et fournisseurs,
  6. compétences et formation,
  7. préparation aux situations d’urgence,
  8. retour d’expérience,
  9. surveillance, audit et inspection,
  10. amélioration des performances.

Afin d’évaluer la mise en œuvre de ce cadre, les filiales du Groupe opérant des sites sont auditées à minima tous les cinq ans. Ces filiales réalisent également une autoévaluation tous les deux ans. Le protocole d’audit HSE du Groupe est basé sur le référentiel One MAESTRO et intègre les exigences des normes internationales ISO 14001:2015 et ISO 45001:2018. Le protocole d’audit est déployé en intégralité au cours des autoévaluations et selon une approche par les risques lors des audits.

Par ailleurs, le référentiel One MAESTRO prévoit que les sociétés détenant un intérêt dans des actifs ou activités opérés par des tiers doivent promouvoir les exigences et les bonnes pratiques HSE du Groupe et s’efforcer de faire adopter des exigences similaires par l’opérateur. Il prévoit également que les risques HSE de ces actifs ou activités doivent être évalués à minima tous les cinq ans et le gestionnaire de cet actif non opéré dans le Groupe doit être formé au management HSE. L’évaluation des risques de ces actifs et activités sert de base à la démarche de promotion des règles HSE du Groupe mise en œuvre par le gestionnaire d’actif notamment à l’occasion des conseils d’administration. Elle peut s’exercer également lors des missions d’assistance technique ou au travers des audits ou revues HSE lorsque ceux-ci sont prévus par un pacte d’actionnaires.

Enfin, avant toute décision finale d’investissement dans un projet de construction, d’acquisition ou de cession de filiale, les dossiers présentés au Comité risques du Groupe sont évalués sous l’angle des risques pour la santé et la sécurité des personnes.

Prévenir la survenance d’un accident industriel majeur

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Pour prévenir la survenance d’un accident industriel majeur, tel qu’une explosion, un incendie, une fuite de produits dangereux ou massive, occasionnant des décès, des dommages corporels, une pollution accidentelle de grande ampleur ou sur un site environnementalement sensible ou des dommages aux biens, TotalEnergies met en place des politiques et mesures adaptées de maîtrise des risques, qui s’appliquent aux activités opérées du Groupe qui sont exposées à ces risques. La division Risques majeurs de la direction HSE du Groupe apporte son support dans l’application de cette politique.

Outre les activités de forage et de transport par pipeline, le Groupe dénombre, à fin 2020, 186 sites et zones d’exploitation opérés exposés à ces risques qui correspondent à l’ensemble des activités de production d’hydrocarbures, offshore ou onshore, ainsi qu’aux sites industriels classés Seveso (seuil haut et bas) et leurs équivalents en dehors de l’Union Européenne. Ce nombre de sites est en augmentation par rapport à fin 2019 où 180 sites étaient recensés. Le nombre de ces sites est stable pour le secteur Raffinage-Chimie et en légère augmentation pour les secteurs Exploration-Production, Integrated Gas, Renewables & Power, et Marketing & Services.

La politique de maîtrise des risques d’accident industriel majeur du Groupe s’applique dès la conception des installations afin de minimiser les impacts potentiels liés à ses activités. Elle est décrite dans le cadre de référence One MAESTRO. Elle prévoit une analyse des risques des activités industrielles du Groupe, au niveau de chaque site opéré soumis à ces risques, sur la base de scénarios d’accidents pour lesquels la probabilité d’occurrence et la gravité des conséquences sont évaluées. En fonction de ces paramètres, une matrice de hiérarchisation permet de déterminer si des actions complémentaires sont à mener. Ces actions portent prioritairement sur des mesures de prévention, mais également sur des mesures d’atténuation. Elles peuvent être techniques ou organisationnelles. Ces analyses sont mises à jour périodiquement, a minima tous les cinq ans, ou lors de modification des installations. Des formations sur les risques accidentels majeurs sont organisées par le Groupe au siège et sur les sites en filiale pour les équipes opérationnelles.

En matière de conception et de construction des installations, des standards techniques intègrent les exigences des réglementations applicables et se réfèrent aux bonnes pratiques de l’industrie. La construction des installations du Groupe est confiée à des entreprises qualifiées qui suivent un processus de sélection interne exigeant et qui font l’objet d’un suivi. En cas de modification d’une installation, les règles du Groupe définissent le processus de maîtrise à suivre.

En matière de maîtrise des opérations et de l’intégrité de ses installations, des règles sont formalisées pour prévenir des risques spécifiques qui ont été identifiés soit par les analyses de risques soit par retour d’expérience interne et de l’industrie. Dans le cas particulier des travaux, l’analyse préalable des risques peut conduire à la mise en place d’un permis de travail dont le processus allant de la préparation à la clôture est défini. Le référentiel du Groupe prévoit également un processus de maîtrise de l’intégrité des installations qui comprend notamment la maintenance préventive, l’inspection des installations, l’identification des équipements importants pour la sécurité qui bénéficieront d’un suivi particulier, la gestion des anomalies et des modes dégradés, ainsi que des audits réguliers. L’ensemble de ces règles fait partie du cadre de référence One MAESTRO. Les équipes opérationnelles sont régulièrement formées en vue de maîtriser les opérations au travers du compagnonnage ou de formations en présentiel.

Parmi les indicateurs de suivi, le Groupe rapporte le nombre de pertes de confinement classées Tier 1 et Tier 2 selon les définitions de l’American Petroleum Institute (API) et de l’International Association of Oil & Gas Producers (IOGP). Le Groupe s’est fixé comme objectif d’avoir un nombre d’événements Tier 1 et Tier 2 inférieur à 70 en 2020. L’objectif n’a pas été atteint en 2020. Le nombre d’événements Tier 1 et Tier 2 est supérieur à celui de 2019, mais significativement inférieur à celui de 2018. En plus des 84 événements Tier 1 et Tier 2 liés aux opérations indiqués dans le tableau ci-dessous, le Groupe a connu 5 événements Tier 1 ou Tier 2 dus à des actes de sabotage ou de vol en 2020.

 

Pertes de confinement(a) 2020 2019 2018
Pertes de confinement (Tier 1) 30 26 30
Pertes de confinement (Tier 2) 54 47 73
Pertes de confinement (Tier 1 et Tier 2) 84 73 103

(a) Tier 1 et Tier 2 : indicateur du nombre de pertes de confinement à conséquences plus ou moins importantes (feux, explosions, blessures, etc.) telles que définies dans les normes API 754 (pour l’aval) et IOGP 456 (pour l’amont). Hors actes de sabotage et de vols.

 

Le Groupe n’a pas connu d’accident industriel important en 2020. Les évènements Tier 1 et 2 n’ont eu que des conséquences modérées telles que des accidents avec arrêt, des feux ou des pollutions de faible étendue ou sans impact.

Afin de faire face efficacement à l’éventualité d’un accident industriel majeur, TotalEnergies a mis en place un dispositif global de gestion de crise reposant notamment sur un système d’astreinte 24/7, sur un processus spécifique déployé dans les filiales et sur un espace de gestion de crise dédié, au siège, permettant de gérer deux crises en simultané. Le référentiel prévoit que les filiales se dotent de plans et de procédures d’intervention dans l’hypothèse de fuites, de feux ou d’explosions et de les tester régulièrement. En filiales et au siège, les équipes amenées à intervenir s’exercent régulièrement à la gestion de crise sur la base de scénarios identifiés par les analyses de risques. Ces personnes peuvent suivre une formation dédiée, selon leurs fonctions respectives. En 2020, dans le contexte de la pandémie COVID-19 et du télétravail induit par cette situation, le Groupe a confirmé sa capacité de résilience en testant ses procédures et méthodologies par des exercices de gestion de crise à distance. De plus, afin de maintenir les capacités de formation du Groupe, quelle que soit l’évolution de la situation, la formation destinée aux acteurs internes de la gestion de crise a été maintenue et dispensée à distance. En 2020, 187 personnes ont ainsi suivi une formation à la gestion de crise, en filiales et au siège.

TotalEnergies a également poursuivi le déploiement de l’Incident Management System (IMS) dans les filiales opérant des sites d’exploration ou de production d’hydrocarbures ou de gaz des secteurs Exploration-Production et Integrated Gas, Renewables & Power. L’IMS est un système harmonisé de gestion des situations d’urgence décrit par un guide de bonnes pratiques de l’IPIECA et progressivement adopté par les majors. À fin 2020, 385 personnes ont été formées ou sensibilisées à l’IMS.

Prévenir les accidents au poste de travail

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Santé, sécurité

Le Groupe dispose d’une politique de prévention des accidents au poste de travail qui vise à la fois le personnel des filiales du Groupe et celui des entreprises extérieures intervenant sur un site opéré par l’une de ces filiales. Pour tous, les résultats sécurité sont suivis avec la même attention. Cette politique est décrite dans le cadre de référence One MAESTRO.

Les indicateurs suivis par le Groupe intègrent les accidents du travail qu’ils surviennent au poste de travail, lors d’un transport dans le cadre de contrats long terme ou lors d’un accident industriel. Au-delà de sa volonté de ne pas avoir d’accident mortel dans la conduite de ses activités, TotalEnergies s’est fixé pour objectif de réduire de façon continue l’indicateur TRIR et, pour 2020, de le maintenir à un niveau inférieur à 0,80 pour l’ensemble des personnels (Groupe et entreprises extérieures).

Indicateurs Sécurité 2020 2019 2018
Millions d'heures travaillées - Tous personnels 389 467 456
Nombre de décès accidentels - Tous personnels 1 4 4
Nombre de décès accidentels par centaine de millions d'heures travaillées - Tous personnels 0,26 0,86 0,88
TRIR(a) : nombre d'accidents déclarés par million d'heures travaillées - Tous Personnels 0,74 0,81 0,91

Personnel du Groupe

0,63 0,74 0,82

Personnel d'entreprises extérieures(b)

0,87 0,87 1,01
LTIR(c) : nombre d'accidents avec arrêt par million d'heures travaillées - Tous personnels 0,48 0,48 0,59
SIR(d) : nombre moyen de jours d'arrêt par accident avec arrêt - Tous personnels 33 34 26
Nombre d'accidents du travail aux conséquences graves (hors décès)(e) - Tous personnels 11 19 11

(a) TRIR : taux de fréquence des accidents déclarés (Total Recordable Injury Rate).
(b) Personnel d’entreprises extérieures : toute personne d’une entreprise prestataire de service intervenant sur un site du périmètre de reporting sécurité ou mandatée par une société de transport sous contrat long terme.
(c) LTIR : taux de fréquence des accidents avec arrêt (Lost Time Injury Rate).
(d) SIR : taux de sévérité des accidents avec arrêt (Severity Injury Rate).
(e) Nombre de blessures ayant engendré une incacacité permanente ou un arrêt de travail de plus de 6 mois (180 jours).

 

En 2020, sur les 289 accidents du travail déclarés, 280 relèvent de l’accidentologie au poste de travail. 78 % d’entre eux sont survenus, par ordre décroissant de nombre d’accidents, lors de déplacement à pied, de manutention de charge ou d’objet, d’utilisation d’outils portatifs, lors d’intervention sur système alimenté en énergie ou de levage.

Les efforts du Groupe menés en termes de sécurité depuis plus de 10 ans ont permis de réduire le TRIR de plus de 70 % sur la période 2010 à 2020. Ces progrès sont dus aux efforts constants en matière de sécurité et notamment :

  • à la mise en place de référentiels HSE régulièrement mis à jour et audités ;
  • à la prévention de risques spécifiques tels que la manutention de charge (ergonomie), le transport routier, les déplacements à pied ;
  • à la formation et la sensibilisation générale à la sécurité visant tous les niveaux de l’encadrement (journée mondiale de la sécurité, formations spécifiques pour managers) ;
  • aux efforts de communication HSE visant tout le personnel du Groupe ;
  • à l’introduction d’objectifs HSE dans la politique de rémunération des collaborateurs du Groupe (se reporter à la section « emploi et inclusion sociale »).

Malgré les mesures mises en œuvre et détaillées ci-dessous, un décès survenu lors d’une opération de démontage sur un navire de forage dans le golfe du Mexique aux États-Unis est à déplorer en 2020 parmi le personnel d’entreprises extérieures.

Dans le cadre de la politique de prévention des accidents au poste de travail, TotalEnergies a défini des règles et des guides permettant notamment d’encadrer la formation HSE, le port des équipements de protection individuels et les travaux à risques pour les employés du Groupe et des entreprises extérieures intervenant sur un site opéré par le Groupe. Afin de progresser continuellement dans ses pratiques, TotalEnergies met également en œuvre un processus d’analyse des événements accidentels, quelle qu’en soit leur nature, dont la méthode et la profondeur d’investigation dépendent du niveau de gravité réelle ou potentielle. À titre d’exemple, un presque accident à haut niveau potentiel de gravité est traité comme un accident grave : son analyse est considérée comme un facteur de progrès essentiel. Selon l’intérêt qu’il présente pour les autres entités du Groupe, il donne lieu à une alerte de sécurité et, selon les circonstances, à la diffusion d’un retour d’expérience et la mise à jour du référentiel. La remontée des anomalies et des presque accidents (environ 600 000 en 2020) est fortement encouragée et fait l’objet d’un suivi. L’implication de chaque employé à identifier des anomalies ou des situations dangereuses est un indicateur de la vigilance du personnel dans la prévention des accidents, et traduit le niveau de culture sécurité au sein du Groupe.

La direction HSE du Groupe intègre dans son organisation un département regroupant les référents travaux à risques (travaux en hauteur, levage, électricité, fouille, nettoyage à haute pression, etc.) dont l’objectif est de consolider le savoir-faire interne, les relations avec les entreprises extérieures et d’émettre les règles One MAESTRO afférentes. La direction HSE comprend également un département dont le but est d’accompagner les filiales qui en font la demande dans leur démarche d’amélioration de la culture sécurité. Ce département développe et diffuse également des outils destinés à améliorer les performances humaines en identifiant les Facteurs Organisationnels et Humains (FOH) d’une situation de travail et en définissant les mesures adéquates. En 2020, une plateforme digitale a été créée afin de regrouper ces outils ainsi que des exemples d’application, des fiches pratiques et des retours sur les notions fondamentales sur les FOH.

Au-delà des exigences de son référentiel One MAESTRO, le Groupe a mis en place depuis 2010 les Douze règles d’or de la sécurité au poste de travail. Largement diffusées au sein du Groupe, elles regroupent les règles de base à respecter scrupuleusement par tous les personnels, salariés comme entreprises extérieures, dans tous les pays et les métiers du Groupe. L’objectif des Règles d’or est de mettre en avant des règles simples, mémorisables par tous, et représentatives d’un nombre important d’accidents au poste de travail. Le dispositif Stop Card, en place depuis 2015, permet également à tout intervenant du Groupe ou d’une entreprise extérieure d’intervenir en cas notamment de non-respect d’une Règle d’or.

La Stop Card est matérialisée par une carte plastifiée, signée par le directeur de l’entité ou du site. Elle donne autorité pour intervenir et arrêter un travail en cours en cas de perception d’actions ou de situations à risques, voire susceptibles d’évoluer vers un accident, avec une garantie d’absence de sanction, même en cas d’intervention à mauvais escient.

Si une action ou une situation parait dangereuse pour une ou plusieurs personnes, pour une installation ou pour l’environnement, la Stop Card permet d’intervenir. Cela peut aller d’une simple question pour s’assurer de l’absence de risque jusqu’à l’arrêt du travail en cours.

Cette interruption permet d’engager une discussion avec les collègues concernés (les intervenants et leur superviseur) pour résoudre le problème observé. Si nécessaire, des modifications sur la façon de travailler sont apportées avant de reprendre le travail en cours.

Si le problème ne peut pas être résolu immédiatement, le travail est suspendu en attendant la mise en œuvre des mesures adaptées.

Entre 2019 et 2020, le Groupe a également déployé le programme Nos vies avant tout : zéro accident mortel comprenant l’institution des tournées sécurité conjointes avec les entreprises extérieures ; la mise en place, dans le processus permis de travail, d’un rituel préalable au travail dans les sites opérés du Groupe (Feu vert sécurité) ; et des outils permettant d’intensifier les contrôles terrain et mesurer la conformité aux règles de sécurité pour huit activités à risque élevé (travaux en hauteur, opérations de levage, travaux sur système procédé ou électrique alimenté en énergie, travaux en espace confiné, travaux à chaud, travaux de fouille, nettoyage manuel par jet haute pression et pompage avec camion hydrocureur).

La bonne application du cadre de référence One MAESTRO, et plus généralement des dispositifs du Groupe en matière de sécurité au poste de travail, est vérifiée par des visites de terrain et des audits. L’engagement HSE des entreprises extérieures est également suivi au travers d’un processus de qualification et de sélection des entreprises. Le référentiel prévoit que pour qu’une entreprise extérieure soit autorisée à mener des travaux à risques élevés sur un site opéré par une filiale du Groupe, elle doit posséder une certification de son système de management HSE par un organisme tiers reconnu ou à défaut doit faire l’objet d’une inspection de conformité. Depuis 2016, pour les entreprises extérieures dont le volume d’heures travaillées est important, un Safety Contract Owner peut être désigné parmi les cadres dirigeants des secteurs du Groupe ou les membres des Comités de direction des filiales du Groupe pour instaurer un dialogue de haut niveau avec l’encadrement de l’entreprise extérieure et renforcer l’engagement et la visibilité sur les sujets liés à l’HSE.

Quelle que soit la nature des enjeux de sécurité, de santé ou d’environnement, les actions de prévention impliquent l’adhésion de chacun aux politiques HSE du Groupe. À cet effet, le Groupe déploie des formations destinées aux différentes populations (nouveaux arrivants, managers, cadres supérieurs et dirigeants) de manière à diffuser un socle cohérent de connaissances partagé par tous :

  • Safety Pass : ces parcours d’accueil sécurité sont mis en place depuis le 1er janvier 2018 pour les nouveaux arrivants dans le Groupe. Différents parcours existent selon le type de poste et couvrent les risques HSE principaux de l’entreprise, les risques liés à l’activité du site ainsi que ceux liés au poste de travail. Le contenu théorique est complété de formations pratiques de type « gestes qui sauvent » ;
  • HSE for Managers s’adresse aux managers opérationnels ou fonctionnels, en responsabilité actuelle ou future dans l’une des entités du Groupe. Cette formation a fait l’objet d’une refonte en 2020. Quatre sessions ont pu être organisées en 2020 selon ce nouveau format, pour former une centaine de managers ;
  • Safety Leadership for Executives est destiné aux cadres dirigeants du Groupe et centré sur le leadership Sécurité. L’objectif de cette formation est d’accompagner les cadres dirigeants afin de leur permettre de transmettre et développer une culture sécurité au sein de leur organisation. Deux sessions ont pu être organisées en 2020 pour former une quarantaine de cadres dirigeants du Groupe, représentant environ 15 % de cette population. Pendant ces sessions interviennent également des cadres dirigeants d’entreprises extérieures, pour faciliter l’échange de bonnes pratiques, et pour favoriser la convergence de vue sur les éléments les plus importants de la culture de sécurité.

Afin d’assurer et renforcer la connaissance du cadre de référence, un outil d’évaluation des connaissances, intégrant plus de 3 000 questions à choix multiple, a été développé en 2018 à destination des responsables HSE de filiales, de sites opérés ou de leurs équipes. Cet outil permet également de déterminer, le cas échéant, un plan de formation adapté. Plus de 120 évaluations ont été réalisées en 2020.

En complément des actions de formation, la direction HSE porte l’animation continue des thématiques HSE, avec des experts et spécialistes amenés tous les mois à diffuser un ensemble de règles et de bonnes pratiques, internes comme externes. La Journée Mondiale de la Sécurité organisée chaque année est un autre vecteur de cette animation. Elle a eu pour thème en 2020 « Nos vies avant tout : Tournées sécurité conjointes avec les entreprises extérieures ». Par ailleurs, TotalEnergies encourage et promeut les initiatives de ses filiales en faveur de la sécurité. Chaque année, un concours sécurité est organisé et la meilleure initiative HSE de filiale est primée.

Enfin, en tant que valeur de TotalEnergies, la sécurité est prise en compte dans la politique de rémunération du personnel du Groupe depuis 2011 à tous les échelons du Groupe (se reporter à la section « emploi et inclusion sociale »).

Dans le domaine de la sûreté, la politique du Groupe vise à assurer la protection des personnes, des biens et du patrimoine informationnel du Groupe face à des intentions ou des actes malveillants. Pour ce faire, TotalEnergies s’appuie sur sa direction Sûreté qui développe le référentiel du Groupe, assure la veille de la situation sécuritaire des pays dans lesquels il opère en vue de déterminer les mesures de sûreté générales à adopter (autorisation de déplacement par exemple) et apporte son support aux filiales notamment en cas de crise. Le référentiel de sûreté du Groupe s’applique à l’ensemble des filiales contrôlées par le Groupe. Il prévoit que le système de management de la sûreté des filiales doit comprendre les étapes suivantes : l’analyse de la menace, l’évaluation des risques, le choix d’une posture de sûreté, la mise en place de moyens de prévention ou de protection, le contrôle et le reporting puis la révision périodique. Il doit également intégrer les exigences de la réglementation locale. Le référentiel prévoit que chaque filiale développe un plan de sûreté, des procédures opérationnelles et un plan d’action. Dans le cadre des projets de développement de nouvelles activités, la direction Sûreté du Groupe précise, en lien avec les secteurs d’activité, l’organisation et les moyens à mettre en œuvre.

Dans chaque pays où TotalEnergies est présent, le Country Chair a la responsabilité de la sûreté des opérations dans le pays. Il s’assure de la mise en place des mesures et des moyens en s’appuyant sur un Country Security Officer et sur les directeurs généraux de filiales. Les systèmes de management et les plans de sûreté des filiales sont régulièrement vérifiés par la direction Sûreté du Groupe ou le Country Chair. Des actions de sensibilisation et de formation et un reporting centralisé des évènements de sûreté sont organisés par la direction Sûreté du Groupe.

Prévenir les accidents de transport

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Sécurité routière

Dans le domaine du transport routier, le Groupe dispose depuis de nombreuses années d’une politique visant à réduire les accidents en appliquant des standards pouvant être plus stricts que certaines réglementations locales. Cette politique, définie dans le cadre de référence One MAESTRO, s’applique à tout le personnel et aux entreprises extérieures en contrat avec les entités du Groupe. Elle comprend notamment l’interdiction de téléphoner en conduisant y compris avec un kit mains libres, l’interdiction d’utilisation des deux roues motorisées pour les déplacements professionnels, l’obligation de formation des conducteurs et la définition de spécifications techniques strictes pour les véhicules. Des exigences complémentaires sont déclinées en fonction du niveau des risques routiers du pays et de la nature de l’activité. Par exemple, dans les pays à risques routiers élevés, les véhicules sont équipés de dispositifs d’enregistrement des paramètres de conduite et un suivi du comportement des conducteurs est mis en place. Depuis 2012, un vaste programme d’inspection des transporteurs est également déployé au Marketing & Services, secteur où l’activité transport est la plus importante au sein du Groupe avec la livraison des produits en stations-service et chez les clients particuliers. Ce programme est progressivement étendu aux autres secteurs d’activité en fonction des besoins. Il fait intervenir des experts transport indépendants qui inspectent les transporteurs sur les pratiques et processus mis en place concernant le recrutement et la formation des chauffeurs, les contrôles et la maintenance des véhicules, la gestion des trajets et le système de management HSE. À l’issue de l’inspection, un plan d’action est mis en place. En cas de manquement grave ou de mauvais résultats répétitifs, le transporteur peut être exclu de la liste des transporteurs agréés. Par ailleurs, un centre de formation existe depuis 2015 à Radès en Tunisie. Il accueille les membres du personnel des filiales ainsi que des entreprises de transport routier travaillant pour le Groupe qui souhaitent bénéficier des formations transport proposées par le Marketing & Services.

Afin de mesurer le résultat de sa politique, TotalEnergies suit depuis de nombreuses années le nombre d'accidents graves de la route impliquant ses personnels et ceux des entreprises extérieures. La réduction de 40 % du nombre d’accidents graves entre 2016 et 2020 témoigne des efforts menés. En 2020, le nombre d’accidents graves de la route impliquant des véhicules légers est en forte baisse par rapport à 2019. Cette tendance sera à confirmer sur 2021.

Les chantiers ouverts en 2018 sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la prévention des accidents de la route ont été poursuivis en 2019 et 2020. Au Marketing & Services, un nouveau plan d’action a été mis en place couvrant les domaines du comportement des conducteurs, du suivi des véhicules et de la préparation aux situations d’urgence. La décision a notamment été prise de déployer, sur plus de 2 500 véhicules de transport, des systèmes de détection de la fatigue après des tests concluants effectués sur plusieurs mois. Le déploiement de ces systèmes est en voie d’achèvement. Par ailleurs, le second volet de la campagne vidéo SafeDriver a débuté en 2019 et devrait se poursuivre jusqu’en 2022. Les sujets retenus en 2019 et 2020 ont été les angles morts, la fatigue et la conduite en situation difficile ainsi que les distracteurs au volant.
 

Nombre d'accicents graves de la route(a) 2020 2019 2018
Véhicules légers et transport en commun(b) 0 9 7
Poids lourds de transport de marchandises(b) 27 24 23

(a) Renversement de véhicule ou autre accident ayant entraîné une blessure d'un membre d'équipage (accident déclaré).
(b) Véhicules en contrat long terme avec le Groupe (> 6 mois).

 

Dans le domaine du transport maritime et du transport fluvial, le processus et les critères de sélection des navires et des barges sont définis par le vetting du Groupe. Ces critères prennent en compte non seulement le navire ou la barge, mais aussi l’équipage en s’assurant que celui-ci ait l’ensemble des qualifications et formations requises selon la convention STCW (Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers). Le vetting vérifie aussi l’application du système de management de la sécurité défini pour les navires par le code ISM (International Safety Management) de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) ainsi que des recommandations de l’industrie comme l’OCIMF (Oil Companies International Marine Forum) et le SIGTTO (Society of International Gas Tanker and Terminal Operators) qui prennent en compte le facteur humain pour prévenir les accidents de personne à bord des navires ou des barges. De plus, dans ses chartes d’affrètement TotalEnergies impose que l’équipage appartienne à un syndicat reconnu et affilié à l’ITF (International Transport workers’ Federation). L’ITF représente les intérêts des syndicats de travailleurs des transports dans les organes qui prennent des décisions concernant les emplois, les conditions d’emploi ou la sécurité dans le secteur des transports, tels que l’Organisation internationale du travail (OIT) ou l’Organisation maritime internationale (OMI).

Dans le domaine du transport aérien, un processus de sélection des transporteurs est mis en place pour limiter les risques liés aux déplacements du personnel du Groupe et des entreprises extérieures, si leur voyage est organisé par TotalEnergies. Ce processus s’appuie sur les données issues des organismes internationaux reconnus : Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), IATA Operational Safety Audit (IOSA), IOGP, et des recommandations d’autorités d’aviations civiles. Les compagnies aériennes qui ne disposent pas d’une notation par un organisme international font l’objet d’une évaluation par un organisme indépendant missionné par le Groupe.

Prévenir les risques pour la santé au travail

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Santé

En matière de prévention des risques pour la santé au travail, le référentiel One MAESTRO prévoit que les filiales du Groupe identifient et évaluent les risques pour la santé au poste de travail à court, moyen et long termes. Il fournit pour ce faire des guides pour la mise en application. L’analyse de ces risques pour la santé porte sur les risques de nature chimique, physique, biologique, ergonomique et psychosociaux. Elle conduit à l’établissement et au déploiement d’un plan d’action. Dans chaque entité du Groupe un correspondant Hygiène Industrielle est identifié et a pour mission de mettre en place la politique d’identification et d’évaluation des risques pour la santé au poste de travail. Les actions menées dans ce cadre, intégrées dans les plans d’action HSE des entités, sont auditables dans le cadre des audits One MAESTRO.

De manière générale, l’exposition potentielle aux produits chimiques ou dangereux sur un site opéré par une entité du Groupe ou à proximité est l’un des dangers les plus suivis au regard des conséquences potentielles. Les projets de construction de nouvelles installations se conforment dès leur conception aux standards techniques internationaux afin de limiter les expositions. Pour les sites en production opérés par une entité du Groupe et soumis à ce risque, le référentiel One MAESTRO structure la démarche de prévention en plusieurs étapes. En premier lieu, les produits dangereux tels que les produits CMR (Cancérigène, Mutagène ou Reprotoxique) sont recensés de façon exhaustive et leurs dangers identifiés. Puis, les expositions potentielles à des niveaux pouvant présenter un risque pour la santé du personnel, des entreprises extérieures ou des riverains, sur le site ou à proximité, sont identifiées et évaluées, et des mesures de prévention ou de mitigation sont mises en œuvre pour maîtriser les risques. Enfin, la démarche est contrôlée (contrôle d’atmosphère, suivi médical spécifique, audits, etc.) en vue de vérifier son efficacité et de mettre en œuvre des actions d’amélioration si nécessaire. Elle est également formalisée dans un dossier d’évaluation des risques régulièrement révisé par la filiale.

En matière de prévention des risques psychosociaux (RPS), TotalEnergies s’est doté d’un programme mondial visant à permettre la prise en charge de l’ensemble des collaborateurs exposés où qu’ils soient dans le monde.

Ce programme, piloté par la direction des Ressources humaines Groupe, le coordinateur médical du Groupe ainsi qu’un représentant de chaque secteur d’activité de TotalEnergies, repose sur quatre axes :

  • un niveau de sensibilisation et de formation minimum, qui se traduit par la diffusion d’un kit de prévention des RPS traduit en 11 langues et validé par des experts internationaux, support premier de toutes formations ;
  • un dispositif unique de mesures individuelles du stress et d’évaluation collective des facteurs de RPS de l’environnement de travail permettant des plans d’action facilités ;
  • un dispositif d’écoute et d’accompagnement pour tout collaborateur quelle que soit sa localisation géographique. Encadré par des experts internationaux et disponible en plus de 50 langues, il permet ainsi, autant que possible, une prise en charge du collaborateur dans sa langue maternelle et selon sa spécificité culturelle ;
  • un suivi régulier des indicateurs pour un pilotage renforcé. Le dispositif mis en place garantit anonymat, confidentialité et sécurité des données personnelles tout au long de la prise en charge.

Chaque filiale du Groupe doit assurer la mise en œuvre du programme de prévention des RPS du Groupe ou d’un programme local équivalent. Au 31 décembre 2020, 137 référents RPS contribuent activement au sein de leur filiale à la mise en œuvre des quatre axes prioritaires.

En termes de suivi médical, le référentiel demande que chaque entité du Groupe propose à l’ensemble de ses salariés, un bilan de santé tous les deux ans minimum et formalise sa procédure de suivi médical en tenant compte des exigences de la législation locale (fréquence, type d’examens, etc.) et du degré d’exposition de son personnel aux différents risques. Le suivi médical des collaborateurs s’effectue dans un service de santé qu’il soit interne (services de santé au travail en France, cliniques dans cinq pays d’Afrique) ou externe. Par ailleurs, compte tenu de son activité et son exposition, TotalEnergies est doté d’un département médical international qui conçoit, coordonne et supervise la logistique médicale opérationnelle à l’international. Il est l’échelon décisionnaire en matière de sécurité médicale des expatriés et des nationaux. Il assure l’organisation des bilans d’aptitude et du suivi médical des salariés et de leurs familles expatriés, l’assistance médicale aux filiales, les missions d’audits des structures médicales dans les pays où le Groupe est présent, émet des recommandations et coordonne les évacuations sanitaires.

Pour compléter ce dispositif, TotalEnergies a mis en place un observatoire de la santé des salariés qui a pour vocation de faire le suivi de l’état de santé d’un échantillon de salariés permettant d’identifier l’émergence de pathologies et, le cas échéant, de proposer des actions de prévention. Ces données sont issues de remontées anonymes des visites médicales au niveau mondial.

Au niveau Holding, TotalEnergies dispose également d’un comité médical conseil qui se réunit régulièrement pour évoquer les grands thèmes de santé qui sont en lien avec les activités du Groupe. Il décide au besoin d’activer des stratégies de prévention sanitaire complémentaires. Composé d’experts scientifiques externes, il associe également des cadres dirigeants et les acteurs du Groupe concernés par ces questions. La thématique 2020 a été la pandémie COVID-19 et notamment les mesures prises par le Groupe lors de la gestion de cette crise.

Plus largement, TotalEnergies soutient la promotion de la santé individuelle et collective dans ses pays d’implantation à travers notamment des campagnes de vaccination et de dépistage de certaines maladies (sida, cancer, paludisme, etc.) à destination des salariés, de leurs familles et des communautés locales. Il développe également des dispositifs de protection sociale (se reporter à la section « emploi et inclusion sociale »). Des actions de sensibilisation aux risques liés aux styles de vie (campagnes antitabac et anti-alcool, etc.) sont également mises en œuvre de manière régulière. En vue de partager sur les avancées en matière d’Hygiène Industrielle, TotalEnergies organise chaque année une journée technique d’échange sur un thème donné en liaison avec les secteurs d’activité concernés. En 2020, cette journée technique n’a pas pu avoir lieu du fait de la pandémie COVID-19.

Afin de suivre les performances de son dispositif, TotalEnergies suit les indicateurs suivants :

Indicateurs santé (périmètre PSM) 2020 2019 2018
Part des salariés exposés à un risque professionnel bénéficiant d'un suivi médical régulier 97 % 98 %  98 %(a)
Nombre de maladies professionnelles déclarées dans l'année (selon les critères de la réglementation locale) 136 128 154

(a) Par exception aux principes du reporting exposés dans la section Périmètres et méthodologie de reporting, le taux 2018 n’intègre pas une société n’ayant pas remonté ses données dans les délais du PSM 2018.

 

Les troubles musculosquelettiques, première cause de maladies professionnelles, représentent 53 % des maladies déclarées en 2020, contre 67 % en 2019 sur le périmètre PSM. Le Groupe met en place des évaluations des risques ergonomiques telles que précisées précédemment et propose aux collaborateurs des formations à la prévention des troubles musculosquelettiques.

Au cours de l’année 2020, TotalEnergies s’est organisé pour faire face à la pandémie COVID-19. Cette crise sanitaire a touché l’ensemble des entités du Groupe. Elle se distingue des autres crises par sa durée et son ampleur. Elle a conduit, sur un périmètre large, à prendre des mesures fortes telles que le rapatriement de certains personnels et leurs familles, la mise en place de dispositifs de quarantaine et la fourniture de moyens de protection individuelle (masques, gants, gel hydroalcoolique, etc.).

Au fur et à mesure du développement de la pandémie, les pays concernés ont mobilisé leurs cellules de crise locales (Singapour le 24 janvier 2020, Chine le 25 janvier 2020, etc.). Une cellule de coordination a été mise en place, au siège du Groupe, le 27 janvier 2020, et une cellule de management de la crise Groupe (CMCG) a été constituée le 10 mars 2020. La CMCG, structure permanente, a été chargée, tout en veillant au maintien de la continuité de l’activité :
 

  • de conseiller le Comité exécutif du Groupe ;
  • d’assurer la coordination entre toutes les entités du Groupe et de partager de bonnes pratiques ;
  • de définir, dans le respect des règles de chaque pays, les conditions d’une protection sanitaire efficace de tous les personnels ;
  • de centraliser, dans un premier temps, l’achat et la distribution des produits consommables de protection ;
  • de procéder aux rapatriements nécessaires ;
  • de bâtir une politique de déplacements ;
  • de proposer un dispositif de retour progressif sur les lieux de travail incluant une capacité de dépistage par tests virologiques et la préparation matériels des locaux (marquage, panneaux d’information, prise de température, nettoyage, régulation des cantines, etc.) ;
  • d’animer le dispositif de communication interne et de préparer l’information des partenaires sociaux ;
  • de mettre en place une plateforme de soutien psychologique ;
  • de réaliser un reporting périodique.

En se basant sur les recommandations du Groupe, les filiales du Groupe ont déployé, selon le contexte local et la législation en vigueur, des dispositifs afin de préserver la santé des salariés et la continuité des activités. La CMCG s’est transformée, le 1er juillet 2020, en cellule de suivi de crise Groupe (CSCG). Dans les mêmes conditions que la CMCG, la CSCG a travaillé sur les questions de déconfinement et de reconfinement (mise en place de mesures de télétravail, adaptation du dispositif des sites industriels, gestion des cas contacts et des personnes vulnérables, etc.). Cette structure, toujours active, est en mesure de répondre dans la durée aux contraintes de la crise pandémique.

Limiter les risques en matière de santé et de securité des consommateurs

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Sans prise en compte de précautions particulières, certains produits chimiques ou pétroliers commercialisés par TotalEnergies sont susceptibles de présenter des risques en matière de santé et sécurité des consommateurs. Le respect des exigences réglementaires est la première mesure pour limiter les risques tout au long du cycle de vie de ces produits.

Au-delà, TotalEnergies a défini les exigences minimales à respecter pour la mise sur le marché des produits chimiques ou pétroliers qu’il produit, partout dans le monde, afin de réduire les impacts potentiels sur la santé des consommateurs et l’environnement. Elles comprennent l’identification et l’évaluation des dangers inhérents à ces produits et à leurs utilisations de même que l’information des consommateurs. Les fiches de données de sécurité accompagnant les produits chimiques ou pétroliers mis sur le marché par le Groupe, disponibles dans au moins une des langues d’usage du pays, ainsi que l’étiquetage du produit sont deux éléments clés d’information.

La mise en œuvre de ces exigences est suivie par des pôles de spécialistes de la réglementation, des toxicologues et des écotoxicologues au sein des secteurs Raffinage-Chimie et Marketing & Services du Groupe. La mission de ces pôles est d’assurer la préparation des dossiers de sécurité des produits chimiques ou pétroliers afin qu’ils correspondent aux applications auxquelles ils sont destinés et aux exigences réglementaires en vigueur. Ils procèdent ainsi à la rédaction des fiches de données de sécurité, des certificats de conformité (contact alimentaire, jouet, emballage pharmaceutique, etc.) et à l’enregistrement sous REACH si nécessaire. Ils assurent également la veille scientifique et réglementaire et suivent la mise en œuvre rapide des nouvelles fiches et des mises à jour au sein des entités du Groupe.

La gouvernance du processus est complétée au sein des business units ou des filiales des secteurs Raffinage-Chimie et Marketing & Services par la nomination d’un responsable produits qui assure la conformité de la mise sur le marché des produits chimiques ou pétroliers de son entité. Les réseaux de responsables produits sont coordonnés par les pôles de spécialistes du Groupe directement ou via un niveau intermédiaire régional pour le secteur Marketing & Services.

Les fiches de données de sécurité du pétrole et du gaz produits par les filiales des secteurs de l’Exploration-Production et de Integrated Gas, Renewables & Power sont réalisées par le Pôle d’expertise du Marketing & Services. La conformité de la mise sur le marché des produits est assurée par la filiale.

Enfin, TotalEnergies a mis en place un groupe de travail intersecteurs qui travaille à l’harmonisation des pratiques et des classifications concernant les produits chimiques ou pétroliers communs ainsi qu’au développement des bonnes pratiques.

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